Écrire son histoire avec le parcours RECI

Isabelle Delorme
Collaboration spéciale
Le parcours RECI entre en phase pilote pour les étudiants de premier cycle en commençant par quatre unités : musique, sciences infirmières, science politique ainsi qu’informatique et recherche opérationnelle.
Photo: iStock Le parcours RECI entre en phase pilote pour les étudiants de premier cycle en commençant par quatre unités : musique, sciences infirmières, science politique ainsi qu’informatique et recherche opérationnelle.

Ce texte fait partie du cahier spécial Enseignement supérieur

En nous assignant à résidence, la pandémie a donné à beaucoup d’entre nous l’occasion de réfléchir autrement à nos modes de vie, à nos trajectoires ou à nos aspirations. À l’Université de Montréal (UdeM), cette parenthèse a fait germer l’idée d’un nouveau programme qui aide les étudiants à vivre des expériences hors campus : le parcours RECI (acronyme formé par les noms des volets sur lesquels il est axé : recherche et création, communautaire et international). La première cohorte pouvant en profiter vient de faire sa rentrée.

Pendant la pandémie, Valérie Amiraux, vice-rectrice aux partenariats communautaires et internationaux à l’Université de Montréal, et son conseiller en stratégies d’internationalisation, Alexandre Jay, réfléchissent à des projets innovants. En cherchant des activités adaptées au contexte pour lesquelles les étudiants expriment un intérêt, ils remarquent une forme de brèche dans le parcours de ces derniers. « Ils sont très stimulés pour faire de l’engagement communautaire ou pour participer à des programmes internationaux à l’école secondaire et au cégep. Puis, tout à coup, à l’université, on se concentre sur leur formation professionnelle », observe la vice-rectrice. L’idée d’un nouveau parcours optionnel « d’apprentissage expérientiel » à l’UdeM était née.

Se connecter au monde

 

Cet automne, le parcours RECI entre en phase pilote pour les étudiants de premier cycle en commençant par quatre unités : musique, sciences infirmières, science politique ainsi qu’informatique et recherche opérationnelle. Des conseillers pédagogiques se mettent à leur disposition pour les aider à mieux arrimer leurs aspirations personnelles à leur formation, en choisissant et en planifiant des expériences qui ont trait à la recherche et à la création, au milieu communautaire ou à l’international.

Pour obtenir la distinction RECI, l’étudiant doit choisir trois expériences. « Certaines peuvent prendre la forme de cours qui ont une saveur d’apprentissage expérientiel, mais il faut choisir au moins une expérience extracurriculaire qui ne contribue pas à la diplomation, sous forme de stage d’été dans un organisme communautaire, par exemple », explique Alexandre Jay.

L’objectif est de penser l’université comme un espace connecté au monde, et ce, dès le premier cycle. « On n’a pas besoin d’avoir déjà fait ses preuves avec trois années d’études pour pouvoir accompagner un chercheur dans son laboratoire, faire une immersion dans un milieu communautaire ou vivre une expérience internationale », se réjouit la vice-rectrice, qui a fait de l’accessibilité du parcours une priorité. Aucune moyenne minimale n’est exigée pour s’inscrire à RECI, et des moyens financiers limités ne doivent pas constituer un frein. « Ce n’est pas réservé à une caste d’étudiants privilégiés. Nous nous arrangeons pour trouver des financements », assure Valérie Amiraux.

Un programme personnalisé

 

L’accompagnement offert par le parcours RECI aux étudiants est personnalisé. « C’est un projet centré sur l’individu, et c’est cela qui nous distingue », souligne Valérie Amiraux. Proposé tout au long du cycle, le programme peut s’adapter à l’évolution des aspirations de l’étudiant. L’encadrement sur mesure permet de ne pas plaquer des solutions toutes faites, mais d’aider chacun à définir ses propres besoins.

Les conseillers pédagogiques proposent également des expériences qui permettent de donner une nouvelle substance aux ambitions professionnelles des jeunes. « L’unité de sciences infirmières a par exemple ciblé l’entrepreneuriat comme une piste intéressante. Cela ouvre de nouveaux horizons pour les étudiants par rapport aux cheminements et aux métiers généralement anticipés », explique Alexandre Jay. Le parcours peut aussi leur permettre de réaliser que l’orientation qu’ils ont choisie ne les satisfait pas pleinement, ou que l’expérience communautaire qu’ils ont vécue leur a donné le goût d’aller vers une autre discipline qu’ils ont pu y croiser.

Choisir le parcours RECI, c’est saisir l’occasion d’aller tester ses apprentissages et de tâter du terrain. « Nous ne sommes pas tous des chercheurs en puissance, nous ne sommes pas tous engagés au même niveau et nous n’avons pas tous envie de l’international. Le parcours permet d’aller vers ces expériences sans avoir à se couler dans un moule », affirme Valérie Amiraux.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part. 

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