La rentrée hivernale est un «beau succès» selon Roberge

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a fait lundi sa première mise au point médiatique depuis que les élèves sont retournés sur les bancs de l’école la semaine dernière.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a fait lundi sa première mise au point médiatique depuis que les élèves sont retournés sur les bancs de l’école la semaine dernière.

La rentrée hivernale en personne s’est somme toute bien déroulée, assure le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui fait remarquer qu’aucune classe n’a été fermée depuis mardi dernier.

L’élu caquiste a effectué lundi sa première mise au point médiatique depuis que les élèves sont retournés sur les bancs de l’école en début de semaine dernière. Malgré le spectre du variant Omicron, il s’est présenté « avec optimisme » devant les journalistes, lors d’un point de presse virtuel sur la main-d’œuvre dans le réseau.

« Jusqu’à maintenant, il y a très, très peu — ou pas — de bris de service, a souligné M. Roberge. C’est quand même un beau succès après une semaine. »

Les directives d’isolement ont changé dans les écoles du Québec la semaine dernière. Alors qu’il suffisait de deux cas positifs pour passer au télé-enseignement avant les Fêtes, il faut désormais que 60 % des élèves soient en isolement pour qu’une écoleferme une classe. Le ministre de l’Éducation dit avoir un œil « vigilant » sur le terrain.

« Dès que ça sera prêt », Québec rendra d’ailleurs disponible le taux d’absentéisme des élèves dans le réseau. L’Ontario le fait depuis ce matin. Pour le moment, 16 écoles de la province voisine ont temporairement basculé vers l’enseignement à distance.

La semaine dernière, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) rapportait 17 éclosions dans des classes du Québec. D’après le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Sylvain Mallette, Jean-François Roberge n’a tout simplement pas pris conscience des difficultés rencontrées par le personnel depuis le retour.

« On a un ministre de l’Éducation qui vient de l’éducation et qui donne l’impression de ne jamais avoir mis le pied dans une classe », a-t-il pesté au téléphone.

« Tout à fait acceptable »

Lundi, le ministre Roberge a tenu à rassurer les enseignants qui ont tour à tour pu constater la qualité de l’air dans leur classe la semaine dernière : « la qualité de l’air dans nos écoles est tout à fait acceptable », a-t-il réitéré.

À ses yeux, les lecteurs de CO2 installés dans le réseau permettront d’obtenir un meilleur portrait de la situation. Or, les prendre en photo quand ils dépassent les limites fixées par la Santé publique n’a aucune valeur scientifique, a indiqué l’élu de Chambly.

« C’est totalement inutile. Une lecture isolée comme ça ne donne pas de portrait juste, a-t-il martelé. Il ne faut pas penser que [la situation] est catastrophique. »

Le ministre s’est déjà engagé à rendre publiques les données des lectures enregistrées dans le réseau scolaire. Elles permettraient d’avoir une meilleure idée de la qualité de l’air dans les quelque 3100 écoles du Québec, dont plus de la moitié étaient vétustes l’an dernier, selon le ministère de l’Éducation.

Pour le moment, Québec demande aux enseignants d’ouvrir les fenêtres lorsqu’un certain taux de CO2 dans l’air est dépassé à l’intérieur de leur local. Cependant, en pleine période de températures extrêmes, il faut faire preuve de « discernement », a signalé M. Roberge vendredi lors d’une entrevue à LCN.

« Le problème, c’est le fait qu’on n’a pas équipé les classes plus tôt. La solution, ce sont les échangeurs d’air », a commenté Sylvain Mallette, lundi.

Déjà, plus de 400 de ces appareils ont été envoyés dans des classes à travers le Québec, et une centaine d’échangeurs supplémentaires sont mis à la disposition des enseignants, soutient le ministre Roberge. Il suffit d’en faire la demande à son centre de services scolaire, indique le gouvernement. « Des centaines d’autres » échangeurs arriveront bientôt, a précisé l’attaché de presse de M. Roberge, Florent Tanlet, en cours de journée.

Selon le ministère, il n’y a pas de file d’attente. Aucune demande d’installation d’échangeurs d’air n’est en traitement à l’heure actuelle.

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