Plusieurs éclosions et de nouvelles écoles fermées au Québec

Le variant Omicron a été détecté dans trois des six écoles primaires fermées en territoire montréalais, selon ce qu’a indiqué la Direction régionale de santé publique de Montréal.
Photo: Renaud Philippe Archives Le Devoir Le variant Omicron a été détecté dans trois des six écoles primaires fermées en territoire montréalais, selon ce qu’a indiqué la Direction régionale de santé publique de Montréal.

Les cas positifs de COVID-19 se multiplient dans les écoles du Québec. La Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSPM) a fermé six établissements, et une école secondaire de l’Estrie sera fermée vendredi, à cause de la présence du variant Omicron.

Le variant Omicron a été détecté dans trois des six écoles primaires fermées en territoire montréalais, selon ce qu’a indiqué la DRSPM au Devoir. « C’est une situation qui est en évolution constante, on doit redoubler de prudence », mentionne son porte-parole, Jean-Nicolas Aubé, en ajoutant que la Santé publique préconise une approche « suppressive » avec Omicron. « Dès qu’il y a un cas Omicron, on ferme la classe. C’est très rapide », dit-il.

L’école primaire de L’Île-des-Sœurs, fermée depuis le 6 décembre, a notamment décidé de prolonger sa fermeture jusqu’au 22 décembre. Elle recommande à tous les élèves et aux membres du personnel qui n’ont pas subi de test au cours des dernières 48 heures de passer un examen de dépistage. Ces annonces figurent dans une lettre envoyéeaux parents.

Selon la Santé publique, il y a présentement 115 éclosions dans les écoles primaires à Montréal, sur un total de 267 éclosions « dans des milieux » à Montréal. Le porte-parole précise que la grande majorité des éclosions sont petites, car elles comptent neuf cas ou moins.

Le CIUSSS de l’Estrie n’était quant à lui pas en mesure de faire, jeudi, une mise à jour sur les éclosions qui touchent les écoles de son territoire. Mais une lettre envoyée jeudi aux parents des élèves de l’école secondaire Massey-Vanier, à Cowansville, indique que la détection d’un premier cas d’Omicron force la fermeture de l’établissement vendredi, le temps d’évaluer la situation. « Aucune éclosion dans l’école n’est observée pour le moment », précise-t-on.

De son côté, le CISSS de Chaudière-Appalaches recense 170 éclosions, dont 82 dans des écoles et 14 dans des centres de la petite enfance, selon des données transmises au Devoir. La présence du nouveau variant n’a pas été détectée.

À Québec, une seule école est fermée, et on recensait jeudi en fin d’après-midi 20 éclosions dans des écoles primaires et 3 dans des écoles secondaires. Omicron n’a pas encore été détecté.

Le 15 décembre, 40 % des éclosions actives dans la province touchaient le niveau primaire et préscolaire, selon des données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement, pense qu’une meilleure ventilation dans les écoles aurait pu aider à prévenir cette situation. « Ils sont toujours seulement réactifs, ils n’anticipent pas et demandent au réseau de constamment s’adapter, lance-t-il, en parlant des décideurs publics. On aurait pu équiper les écoles d’échangeurs d’air, comme l’Ontario et les écoles privées, et peut-être qu’on n’en serait pas là. »

Les activités maintenues dans les universités

Les universités recensent de leur côté peu de cas, alors que s’achèvent bientôt les sessions universitaires. Lors de sa conférence de presse tenue jeudi en soirée, le premier ministre François Legault a demandé que le retour en présentiel dans les cégeps et les universités ne se fasse pas avant le 10 janvier. Les universités que Le Devoir a contactées comptent terminer la session d’automne comme prévu et indiquent suivre de près la situation pour la session d’hiver.

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) mentionne que « l’enseignement et les évaluations en présentiel sont maintenus comme prévu jusqu’à la fin du trimestre d’automne ». « Dans le contexte des derniers jours de la session, l’achalandage sur le campus est moindre », mentionne la porte-parole Jenny Desrochers. Elle ajoute que la rentrée était déjà prévue pour le 10 janvier à l’UQAM.

De son côté, l’Université de Montréal a indiqué au Devoir qu’elle s’ajusterait à la directive du gouvernement et communiquerait avec les étudiants avant le départ pour les vacances.

« Jusqu’à nouvel ordre, les activités de recherche, d’enseignement et d’évaluation planifiées en présence se poursuivent comme à l’habitude, et tout le personnel offrant un soutien direct ou indirect à ces activités est tenu d’être sur place, mentionne par courriel au Devoir la vice-rectrice aux études de l'Université de Sherbrooke, Christine Hudon. Les autres activités déjà planifiées à distance peuvent se poursuivre normalement. Avec les taux très élevés de vaccination de notre communauté universitaire ainsi que les mesures sociosanitaires en place et éprouvées depuis le début de la pandémie, nos campus sont sécuritaires. »

À l’Université Concordia, les quelque 200 examens restants allaient déjà tous se faire à distance. « Pour la prochaine session, […] nous continuons de suivre la situation de près et communiquerons avec nos étudiants en cas de changements », indique par courriel la porte-parole de l’établissement, Vannina Maestracci.

De son côté, l’Université d’Ottawa a déjà pris la décision de repousser le retour sur le campus au 31 janvier. Les cours seront donnés en ligne pendant les trois premières semaines, compte tenu de la progression fulgurante du variant Omicron.

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