CPE : négociations de la dernière chance pour éviter la grève illimitée

Les principales organisations syndicales tentent encore d’en venir à une entente avec Québec.
Photo: Paha L. (Archives) Getty Images iStockphoto Les principales organisations syndicales tentent encore d’en venir à une entente avec Québec.

La menace d’une grève illimitée dans plusieurs centres de la petite enfance (CPE) approche, alors que les principales organisations syndicales tentent encore d’en venir à une entente avec Québec.

La Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la CSN, doit entamer mercredi matin sa grève illimitée.

À quelques heures du déclenchement de sa grève, mardi après-midi, elle était encore assise à la table de négociation avec les représentants gouvernementaux.

Quant à la Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la CSQ, elle n’a toujours pas annoncé la date du déclenchement d’une éventuelle grève illimitée, bien que ses membres aient voté en faveur d’un tel mandat.

La FIPEQ écarte l’idée d’une grève illimitée dès cette semaine. Elle a négocié avec Québec dimanche et lundi jusqu’en soirée. Et elle doit revenir à la table jeudi.

Le salaire des « autres » travailleuses

Le principal écueil, maintenant, est le salaire offert aux « autres » travailleuses que les éducatrices dans les CPE. Il s’agit d’employées à la cuisine, à l’administration et à l’entretien.

En conférence de presse mardi, le premier ministre François Legault a réitéré que les parties n’étaient pas très éloignées l’une de l’autre sur la question de la rémunération des éducatrices. Mais la question du salaire des « autres » travailleuses des CPE demeure.

Québec a offert des augmentations plus importantes aux éducatrices, parce qu’il y a pénurie et qu’il admet lui-même qu’elles sont sous-payées. Qui plus est, il y a eu baisse des inscriptions dans les programmes de Techniques d’éducation à l’enfance, dans les cégeps.

Selon l’offre de Québec, les éducatrices toucheraient de 21,38 $ l’heure à 28,31 $ au 10e échelon. Il propose d’ajouter deux autres échelons, à l’échelle qui en compte présentement 10, pour porter le salaire horaire à 30,03 $ au 12e échelon.

La FIPEQ, par exemple, demande de 22,85 $ l’heure à 30,29 $ au 10e échelon.

Pour les « autres » travailleuses, la FIPEQ affirme que les employés de soutien des CPE affichent un retard de 20 à 35 % par rapport à leurs pairs du secteur public, dépendamment du titre d’emploi.

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