À HEC Montréal, les jeux, c’est du sérieux!

Jean-François Venne
Collaboration spéciale
Des étudiants participant à la 32e édition des Jeux du commerce, qui se tenait à Montréal en janvier 2020.
Photo: HEC Montréal Des étudiants participant à la 32e édition des Jeux du commerce, qui se tenait à Montréal en janvier 2020.

Ce texte fait partie du cahier spécial Enseignement supérieur

La pandémie n’a pas empêché HEC Montréal de lancer son nouveau Service des compétitions universitaires en juin 2020. Un signe clair de l’importance que l’établissement accorde à ces événements très formateurs pour les étudiants.

À HEC Montréal, près de 2000 étudiants participent chaque année à une quarantaine de compétitions universitaires locales, régionales, nationales ou internationales. Près de 500 préparateurs et bénévoles soutiennent ces compétitions et leurs participants. Certains concours sont assez anciens, comme les Jeux du commerce, créés en 1988 par des étudiants de HEC Montréal. Devenue la plus grande compétition interuniversitaire de l’est du Canada, elle a maintenant ses équivalents dans l’Ouest canadien et en Ontario.

Benjamin Goldfarb, directeur des services de transformation des ressources humaines à Deloitte Canada, a lui-même participé à plusieurs concours de 2012 à 2014, dont la prestigieuse Compétition internationale Chulalongkorn, en Thaïlande. Il a présidé le comité Compétitions HEC Montréal en 2013-2014. Il consacrait de cinq à huit heures par semaine en moyenne à ces activités.

« Affronter des défis réels vécus par des entreprises m’a aidé à développer des compétences, comme la résolution de problèmes, la pensée stratégique, la communication et le travail d’équipe sous pression, et a aussi confirmé mon choix de carrière en consultation », explique-t-il.

Depuis 2015, il agit à titre de préparateur auprès d’étudiants de HEC Montréal. « Comme étudiant, j’avais beaucoup bénéficié des conseils et du partage d’expériences des coachs qui nous appuyaient, donc j’ai envie de redonner à mon tour », confie-t-il.

La demande explose

Pendant une vingtaine d’années avant sa retraite, à l’été 2020, le professeur René Gendreau a assumé une grande part de responsabilité dans le soutien aux compétitions à HEC Montréal. « Son départ a constitué l’occasion d’une réflexion, à la suite de laquelle nous avons repensé cet encadrement et créé le Service des compétitions universitaires (SCU), », raconte la professeure Anne Bourhis, directrice pédagogique du SCU.

La mission du nouveau service est double : recruter et former les étudiants qui représenteront HEC Mont-réal dans des compétitions universitaires et encadrer les regroupements étudiants qui organisent de tels événements au sein de l’établissement. Le soutien passe par des rencontres avec des préparateurs — généralement des diplômés, des professeurs ou des chargés de cours de HEC —, et dans certains cas par un cours de préparation, qui donne droit à trois crédits.

« Ça répond à une demande, car les compétitions sont très populaires et beaucoup de groupes d’étudiants souhaitent en organiser, précise Jean-François St-Pierre, directeur administratif du SCU. Nous voulons contribuer à des événements bien organisés, qui permettent aux étudiants de développer leurs compétences. » Depuis un an et demi, HEC Montréal appuie aussi les compétitions d’étudiants inscrits à un certificat et aux cycles supérieurs en plus de celles qui s’adressent aux étudiants de baccalauréat et de MBA.

Appliquer ses connaissances

Les compétitions visent généralement la résolution de cas réels vécus dans des entreprises ou encore des simulations boursières ou immobilières. « Cela aide les étudiants à appliquer leurs apprentissages théoriques à la réalité des entreprises et à mieux saisir la pratique, avance AnneBourhis. Ils développent leur capacitéd’analyse et apprennent à élaborer des recommandations réalistes et innovantes, tout en améliorant leurs habiletés de présentation et de conviction. »

Sans compter que les étudiants doivent travailler en équipe, dans un climat de pression, un autre atout utile en vue de leur carrière. Dans le contexte pandémique, ils ont aussi appris à collaborer en vidéoconférence, puisque la préparation et les compétitions elles-mêmes ont dû se transposer dans l’univers virtuel.

« Les recruteurs fréquentent assidûment les compétitions universitaires nationales, afin de trouver des candidats, ajoute Jean-François St-Pierre. Ces concours offrent donc une occasion de se démarquer, tout en développant des compétences que recherchent les employeurs. »

Les deux responsables louent par ailleurs la contribution de l’Association des diplômés de HEC Montréal, qui finance la majeure partie des dépenses des participants. Lorsque les événements se faisaient en personne,ils n’hésitaient pas à prendre en charge les coûts de transport et des séjours à l’hôtel. Plusieurs diplômés reviennent aussi donner un coup de main, notamment dans la préparation des participants.

De son côté, Benjamin Goldfarb se réjouit de la création du nouveau service, qui vient structurer un appui quiexistait déjà, quoique de manière plus informelle. « C’est bien de miser sur une ressource formelle, qui assure que les compétitions répondent aux objectifs d’apprentissage de HEC Montréal et que les étudiants puissent bien représenter l’école dans les compétitions », dit-il.

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