Des parcours branchés au collège Regina Assumpta

Catherine Couturier
Collaboration spéciale
La concentration science et robotique est implantée au collège Regina Assumpta depuis une douzaine d’années.
Regina Assumpta La concentration science et robotique est implantée au collège Regina Assumpta depuis une douzaine d’années.

Ce texte fait partie du cahier spécial Écoles privées

Concentration intégrant le numérique et la robotique, laboratoires à la fine pointe de la technologie… Malgré ses 66 ans d’existence, l’établissement scolaire continue d’innover pour former les adultes de demain.

Le collège Regina Assumpta de Montréal offre à ses 2260 élèves, garçons comme filles, cinq parcours : musique et techno, arts et multimédia, science et robotique, danse, et sports. Fondé par les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, le collège est tout de même résolument de son temps. « Depuis 2000, on fait de l’enseignement avec des portables. Tous les élèves ont leur portable personnel, ce qui a d’ailleurs facilité la transition à l’école à distance durant la pandémie », soutient le directeur général, Michel Laplante. La construction d’une nouvelle bibliothèque de cinq étages à l’avant-garde numérique, reliée par une passerelle au collège, s’amorcera également d’ici deux ou trois ans.

Des options pour tous et toutes

Les élèves sélectionnent une option de concentration pour les trois premières années du secondaire ; les élèves des concentrations sport (hockey), musique et danse peuvent poursuivre leur parcours en 4e et en 5e secondaire.

Implantée il y a déjà une douzaine d’années au collège, la concentration science et robotique est un exemple de programme novateur. Les élèves ont accès à un laboratoire à la fine pointe de la technologie, leur permettant de bâtir un robot de A à Z, et peuvent participer à des compétitions de haut niveau.

Le collège note par ailleurs un intérêt croissant des filles pour ce programme scientifique : « Elles prennent leur place. C’est important de valoriser les carrières scientifiques chez elles », affirme Julie Duchesne, directrice des services pédagogiques. L’option sport attire elle aussi autant de filles que de garçons, et propose une diversité de sports pour répondre aux goûts de tous (cirque, touch football, plein air, escalade, etc.).

S’exprimer sous toutes les formes

Le volet artistique n’est pas en reste : « Encourager la créativité fait partie des valeurs du collège », souligne Mme Duchesne. Que ce soit par l’exploration de différents styles en danse ou de moyens d’expression en art, les élèves ont l’occasion de manifester de nombreuses émotions.

La concentration musique inaugure cette année un cours de création et production musicale électronique, où les élèves apprennent les bases de logiciels utilisés par les professionnels à travers le monde. « Nous voulons répondre aux intérêts des jeunes, et sortir des sentiers battus, en leur faisant vivre des expériences différentes », fait remarquer Mme Duchesne.

Soutenir les élèves, peu importe les circonstances

En raison de la pandémie, les examens d’admission ont été suspendus l’an passé, un changement qui restera. « On ne reviendra pas en arrière », confirme Michel Laplante. Le collège utilisera seulement les dossiers de candidature et les bulletins pour sélectionner les candidats. « L’examen n’offre pas vraiment d’information supplémentaire. Ça apporte du stress et, dans le contexte, ce n’est plus nécessaire », poursuit-il.

Le collège est aussi soucieux d’accompagner ses élèves qui ont des besoins particuliers (douance, difficultés d’apprentissage, etc.). Deux orthopédagogues, deux techniciens en éducation spécialisée, un travailleur social et un conseiller en orientation travaillent main dans la main pour assurer la continuité des services offerts au primaire. Ces services sont gratuits.

L’année 2021-2022 verra également l’émergence d’un tout nouveau projet d’arrimage au primaire, en collaboration avec la Fédération des établissements d’enseignement privés. « Nous voulions développer une approche rassurante pour effectuer une transition en douceur du primaire au secondaire », explique Mme Duchesne. À partir de cette année, les classes de 1re secondaire seront ainsi regroupées en classes fixes par concentrations, pour faciliter le développement d’un sentiment d’appartenance. « Nos élèves arrivent de quelque 40 écoles primaires différentes. Ce n’est pas toujours évident de s’adapter au secondaire, on ne connaît pas les autres élèves », soulève Mme Duchesne.

Les élèves de 1re secondaire resteront toujours dans la même classe et n’auront pas besoin de se déplacer, sauf pour aller au gymnase ou dans les laboratoires spécialisés. Ce sont les enseignants qui changeront de classe. « Ça va diminuer beaucoup le stress des élèves », assure la directrice des services pédagogiques. Des routines pédagogiques communes à tous les enseignants seront mises en place pour faciliter le repérage des élèves et le développement de méthodes de travail. « On veut miser sur les forces que les élèves ont développées au primaire, particulièrement avec la pandémie, où ils ont acquis plus d’autonomie et de compétences numériques, et construire à partir de celles-ci », conclut Mme Duchesne.

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