Conclusion festive d’une année éprouvante à l'école primaire

Des larmes, des bravos, et même quelques câlins: après une autre année mouvementée, élèves et membres du personnel scolaire se sont souhaité de bonnes vacances en cette dernière journée d’école, mardi. Sur notre photo, les finissants de l’école primaire Lanaudière, sur Le Plateau-Mont-Royal, à Montréal, se disent au revoir.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Des larmes, des bravos, et même quelques câlins: après une autre année mouvementée, élèves et membres du personnel scolaire se sont souhaité de bonnes vacances en cette dernière journée d’école, mardi. Sur notre photo, les finissants de l’école primaire Lanaudière, sur Le Plateau-Mont-Royal, à Montréal, se disent au revoir.

Il y a eu des larmes, des applaudissements, des bravos, des hourras. Et même quelques câlins. Après une autre année mouvementée, des centaines de milliers d’élèves et de membres du personnel scolaire se sont souhaité de bonnes vacances en cette dernière journée d’école, mardi.

Une cérémonie de graduation des finissants de l’école primaire Lanaudière, sur Le Plateau-Mont-Royal, a pris place dans la cour d’école. Les enseignantes et la directrice ont rendu hommage aux élèves, qui ont traversé cette année de tourmente comme des grands.

« Malgré les difficultés liées à la COVID, vous avez réussi à me faire vivre une de mes plus belles années d’enseignement », a lancé Madame Alexane à ses « ti-loups ».

« On vous a trouvés courageux et très forts cette année », a renchéri la directrice, Nathalie Bertrand.

On a vu des parents verser une larme. Puis ils ont applaudi à tout rompre. Ils se sont même levés, comme au théâtre ou au concert. Un élan de gratitude envers les enfants et les membres du personnel, qui ont travaillé comme des fous pour garder les écoles ouvertes malgré la pandémie.

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Jules, avec sa mère Maia Yarymowich et son père Christophe Targiroff

« Nos enfants sont chanceux d’être allés à l’école. Je suis très reconnaissante envers les profs et les autres membres du personnel. J’ai de la famille en Ontario, et l’enseignement là-bas se faisait à distance », dit Maia Yarymowich.

On a beaucoup parlé de l’anxiété bien réelle des enfants dans les derniers mois, mais les élèves ont été surtout résilients, estime la mère de famille. Son fils Jules est fier d’avoir traversé cette année hors de l’ordinaire.

« Comment ça s’est passé ? Je dirais 3 sur 10 », résume le garçon. Ce qu’il a trouvé le plus dur, c’est l’annulation de sa ligue de hockey à cause de la pandémie. « Une chance qu’il pouvait aller jouer à la patinoire du parc La Fontaine, dit sa mère. Ça nous a sauvé la vie. »

Leçon de vie

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Une cérémonie de graduation des finissants de l’école primaire Lanaudière a pris place dans la cour, mardi.

La directrice a dit aux enfants qu’après une année et demie de pandémie, ils sont mieux outillés pour affronter les épreuves de la vie. « Rien à l’école secondaire ne pourra vous arrêter. N’hésitez pas à demander de l’aide, et ne vous découragez jamais. »

Les enseignants, les éducatrices, la directrice et les parents avaient quand même les traits tirés. « Je suis complètement épuisée », dit en souriant Carmen Chevalier, éducatrice au service de garde de l’école. Elle a passé l’année à mesurer la distance entre chaque élève et à répéter deux phrases : « On se lave les mains. » Et « tu remontes ton masque par-dessus le nez. »

Sa collègue Marina Gevrekova espère le retour promis à la normale pour la prochaine année scolaire. Elle s’occupait des petits de première année. La distance d’un mètre ou deux mètres était bien théorique : « À cet âge, ils sont toujours accrochés sur moi. C’est normal », dit-elle.

Mince consolation, l’école Lanaudière a eu très peu de cas d’infection. Tout le monde espère qu’avec la vaccination, il y en aura encore moins l’an prochain.

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