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Prêts et bourses étudiants - Pas de panique, dit Québec

Pendant que l'Opposition officielle voit dans les retards du programme de prêts et bourses la preuve que l'éducation n'est pas une priorité pour le gouvernement, Québec modérait hier l'ampleur du problème en rappelant que personne ne se retrouvera sans le sou au début de la session d'automne.

Mais, pour Pauline Marois, porte-parole de l'Opposition officielle en matière d'éducation, les retards occasionnés par le nouveau système informatique de l'Aide financière aux études (AFE) du ministère de l'Éducation sont inacceptables. Même si l'AFE verse un montant d'urgence aux étudiants dont le dossier n'aura pas été finalisé à temps pour la session d'automne, ça va créer des ennuis aux étudiants, dit-elle. «Le problème, c'est qu'un certain nombre de jeunes vont recevoir plus d'argent [que ce à quoi ils ont droit] et ils auront ensuite de mauvaises surprises.»

Cette situation est d'autant plus paradoxale, souligne-t-elle, que le gouvernement Charest «dit qu'il sera le gouvernement en ligne». Là, on a un exemple concret de ce que peuvent donner des décisions «improvisées». «Il me semble que lorsqu'on n'est pas prêt, on prend le temps qu'il faut pour faire en sorte que ça fonctionne.» Pour l'instant, ce sont les étudiants qui paient le prix, dit-elle.

Deux réformes

«Nous avons à composer avec deux réformes majeures, notait hier le sous-ministre adjoint à l'AFE, Claude Provencher. La première sur le régime lui-même [d'importantes modifications découlent des compressions de 100 millions imposées au programme de bourses], et la seconde d'ordre informatique. Il y a des retards, c'est vrai. Mais c'est faux de dire que 15 000 étudiants n'auront pas d'argent en septembre.»

Pour pallier le retard dans le traitement de quelque 15 000 à 20 000 dossiers, Québec avancera un montant d'argent aux étudiants concernés. «Pour ceux dont ce n'est pas la première demande, on donnera la moitié du prêt de l'année précédente, explique M. Provencher. Pour les autres, et on espère qu'il n'y en aura pas puisqu'on va les traiter en premier, on versera 750 $ ou 1500 $», selon qu'ils sont au cégep ou à l'université. Dans les semaines suivantes, les dossiers seront évalués précisément et le reste du montant sera versé. Ainsi, selon M. Provencher, on ne peut pas parler de retard dans le versement de l'argent comme tel, mais plus dans le détail précis du calcul d'aide.