Des parents refusent de faire tester leurs enfants pour un variant de la COVID

La fermeture de deux classes pour des infections suspectées à un variant de la COVID-19 provoque des inquiétudes dans une école primaire de L’Île-des-Sœurs, à Montréal. Le refus de parents de faire un test de dépistage pour deux enfants d’une fratrie, dont une fréquente une classe où un cas d’infection a été confirmé, soulève des préoccupations au sein de l’école.

Le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB) a confirmé au Devoir la fermeture d’une classe pour un « possible cas de variant de la COVID » à l’école des Marguerite. Un groupe additionnel a été renvoyé à la maison par mesure préventive.

« Comme il s’agit possiblement d’un variant de la COVID, la Direction de santé publique (DSP) demande également à ce que la fratrie des élèves de ces deux groupes demeure aussi à la maison. La fratrie du groupe isolé préventivement peut retourner en classe si elle présente un résultat de test négatif. Quant aux autres, ils doivent respecter la quarantaine exigée par la DSP », indique Chrystine Loriaux, directrice des communications du CSSMB.

La mère d’un garçon de première année s’inquiète. Elle a appris qu’un camarade de classe de son fils est le frère d’une élève dont le groupe a été renvoyé à la maison à cause d’une infection à un possible variant de la COVID-19.

Ce petit frère a été retiré de la classe de première année par mesure préventive, mais ses parents refusent de lui faire passer un test de dépistage (ainsi qu’à sa sœur) ou de confirmer qu’un test a été fait. L’école n’a aucune nouvelle des parents de ces deux enfants depuis qu’elle a demandé aux familles des deux classes fermées de se faire tester pour le virus, lundi.

« Mon garçon a côtoyé un ami dont la sœur est dans un groupe où un cas possible de variant a été confirmé : quand on sait à quel point les variants sont contagieux et potentiellement dangereux, ça m’inquiète », dit cette mère, qui a demandé qu’on ne révèle pas son nom.

Elle a appris cette situation à risque en menant sa propre enquête. Conformément aux procédures en place à la Santé publique, les parents de cette classe n’ont pas été informés que leurs enfants ont côtoyé un élève dont la sœur a possiblement été exposée à un variant. Préoccupée par les risques d’éclosion, cette maman a décidé de garder son garçon à la maison cette semaine. Elle déplore que l’école ne puisse pas obliger des parents à faire tester leurs enfants qui ont été exposés à un possible variant de la COVID.

« Le centre de services scolaire ne peut exiger qu’un test soit passé, mais, dans tous les cas, l’isolement des groupes pour une période donnée est respecté par nos écoles. La DSP recommande fortement aux parents que leur enfant passe un test et une communication leur est d’ailleurs transmise à cet effet », confirme la porte-parole du CSSMB.

Le Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal a confirmé « être en contact avec ses membres de l’école des Marguerite et fera les démarches auprès du CSSMB pour que la démarche établie s’applique ».

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