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Les élèves désinscrits de l’école Robert-Gravel sont… réadmis

La décision fait suite à une intervention du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne La décision fait suite à une intervention du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Les 16 élèves de l’école secondaire Robert-Gravel à Montréal, admis au programme de théâtre, puis désinscrits par la direction cette semaine, pourront finalement étudier dans l’établissement en septembre prochain.

« Après plusieurs interventions de mon cabinet et de moi-même auprès du Centre de services scolaire [de Montréal], j’ai la confirmation officielle de la direction générale que les inscriptions des élèves à l’école Robert-Gravel seront toutes maintenues, dit le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, en entrevue au Devoir. L’organisation scolaire va être revue et les parents vont être contactés d’ici peu. »

Le ministre Jean-François Roberge juge inacceptable de désinscrire des élèves déjà admis à un programme spécialisé, en invoquant la pandémie. « La COVID ne peut pas être un prétexte, une raison qui justifie d’avoir moins d’élèves dans des écoles qui sélectionnent et donc d’envoyer des élèves dans d’autres écoles », dit-il.

Le ministre souligne qu’il faut « prendre soin des élèves ». « On doit leur permettre de vivre leur rêve quand ils sont admis dans une école qui leur ressemble, qui les emballe, une école qui est un facteur de réussite scolaire. On ne peut pas briser ces rêves-là impunément comme ça. »

Une intervention du ministre

Les centres de services scolaires, comme les commissions scolaires dans le passé, ont le pouvoir de répartir les élèves sur leur territoire. Pas le ministre, rappelle Jean-François Roberge. « J’ai quand même communiqué avec le centre de services scolaire pour leur faire part de ce que je pensais de la situation », dit-il.

Bien des parents ont dénoncé cette semaine la décision de l’école de refuser leur enfant au programme d’art dramatique après les avoir admis dès le mois de novembre. Des jeunes ont décliné les offres d’admissions d’autres écoles.

Devant le tollé, le Centre de services scolaire de Montréal a justifié sa décision par le fait qu’en octobre dernier, « la direction de l’école avait anticipé que la prochaine rentrée scolaire se ferait de façon régulière sans les contraintes reliées à la COVID-19 et les groupes stables ». L’application des mesures sanitaires et le maintien des bulles-classes, dans un petit bâtiment, rend « difficile » l’accueil de 18 bulles-classes, expliquait-on.

Le Centre de services scolaire se dit maintenant en « mode solution ». Il indique toutefois qu’il est encore « trop tôt pour savoir quelles seront les modalités de l’organisation scolaire » en septembre prochain.

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge assure que des solutions seront trouvées. Québec pourrait-il financer l’achat d’un modulaire pour accueillir ces élèves? « Je n’ai pas reçu de demande formelle, dit-il. Depuis le début de la pandémie, si [les écoles ont] un besoin supplémentaire pour faire face à de enjeux sanitaires, on a répondu présent », indique-t-il.

Selon le ministre de l’Éducation, le cas de l’école Robert-Gravel est singulier. Une telle situation n’a pas été rapportée dans d’autres établissements. Il affirme toutefois vouloir envoyer une « consigne très claire à l’ensemble du réseau pour s’assurer qu’on ne désinscrit pas des élèves déjà admis ».

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