Les jeunes restent motivés malgré la pandémie, selon un sondage

Les élèves du primaire semblent être ceux qui traversent le mieux la crise.
Photo: Catherine Legault Archives Le Devoir Les élèves du primaire semblent être ceux qui traversent le mieux la crise.

Sept parents sur dix estiment que leurs enfants « sont assez » ou « très motivés » à l’école malgré la pandémie, selon un sondage Léger obtenu par La Presse canadienne. La motivation est toutefois plus basse chez les jeunes du secondaire et ceux issus de familles dont le revenu est plus faible.

C’est l’un des constats de l’enquête menée en partenariat avec le Réseau québécois pour la réussite éducative.

Pour Audrey McKinnon, directrice des Journées de la persévérance scolaire, qui ont cours du 15 au 19 février, le facteur important qui contribue à la réussite scolaire est la motivation. « Et selon ce que démontre le sondage : la motivation est là ! » dit-elle.

Ce coup de sonde révèle en effet que les enfants du niveau primaire — âgés de 6 à 11 ans — sont parmi les plus motivés (77 %), selon ce qu’affirment leurs parents.

Les jeunes de 17 et 18 ans sont quant à eux parmi les moins motivés.

« On le voit comme une information encourageante. Par contre, on remarque bien dans les chiffres que c’est plus difficile pour certains », ajoute Mme McKinnon.

Un peu moins du tiers des parents interrogés révèlent que leurs enfants sont peu ou pas motivés. Cette baisse est notamment observable chez les adolescents plus âgés et les jeunes issus de familles dont les revenus sont plus faibles.

Facteurs de motivation

Le sondage révèle également que les facteurs de motivation les plus importants sont les relations avec les amis (28 %) et l’atteinte d’un but spécifique (19 %) comme une carrière, de bons résultats à un examen d’admission ou au bulletin.

D’ailleurs, l’atteinte d’un but spécifique motive davantage les jeunes de 17 et 18 ans, dans une proportion de 50 %. Avoir une vision d’avenir les aiderait à maintenir le cap, avance Mme McKinnon.

Tandis qu’un objectif spécifique motive 23 % des étudiants du secondaire âgés de 12 à 16 ans, ce chiffre chute à 7 % quand il s’agit des jeunes de 6 à 11 ans. Les relations avec les amis semblent d’ailleurs être une source de motivation plus importante pour ces derniers (33 %) que pour les autres groupes d’âge.

Près du tiers (30 %) des gens interrogés indiquent que le manque d’interaction sociale avec des personnes hors de la bulle familiale, par exemple, affecte la motivation de leurs enfants. Suivent les difficultés reliées l’apprentissage à distance, avec 17 % — ce chiffre grimpe à 27 % chez les 17-18 ans — et l’impact des mesures sanitaires sur le moral et la santé mentale, avec 15 %.

Les bulles-classes et autres mesures pèsent plus lourd pour certains enfants. Plus de la moitié des parents (52 %) soulignent que l’un des plus grands défis de leurs enfants depuis la rentrée est celui de ne pas être en mesure de voir leurs amis.

Retard scolaire

Plus de la moitié des répondants (52 %) tendent à penser que la pandémie va retarder le cheminement scolaire de leurs enfants.

Les parents ayant un revenu annuel de moins de 40 000 $ ainsi que les parents ayant trois enfants et plus sont plus nombreux à être d’accord avec cet énoncé. Et plus du tiers (34 %) des parents croient qu’ils ne disposent pas de toutes les ressources nécessaires pour accompagner leurs enfants dans leurs études.

Le sondage web a été mené auprès de 1566 parents d’enfants de 6 à 18 ans, pouvant s’exprimer en français ou en anglais, du 18 au 31 janvier. La marge d’erreur serait de ±2,47 %, et ce, 19 fois sur 20.

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse canadienne pour les nouvelles.