La CSQ invite Québec à poursuivre sa réflexion sur les purificateurs d’air

«Ce qu’on veut, c’est que ces tests soient faits rapidement, qu’ils soient rendus publics, que les parents et le personnel puissent en prendre connaissance, que s’il y a des problèmes, que les solutions soient prises rapidement», plaide la présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Sonia Ethier.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne «Ce qu’on veut, c’est que ces tests soient faits rapidement, qu’ils soient rendus publics, que les parents et le personnel puissent en prendre connaissance, que s’il y a des problèmes, que les solutions soient prises rapidement», plaide la présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Sonia Ethier.

Le gouvernement Legault doit absolument poursuivre sa réflexion au sujet des purificateurs d’air dans les écoles, insiste la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), deux jours après que la santé publique a indiqué qu’elle ne recommande pas leur installation.

« J’invite le ministre [de l’Éducation, Jean-François Roberge,] à ne pas écarter le recours aux purificateurs d’air dans les classes où les normes ne sont pas satisfaites », a affirmé dimanche la présidente de la CSQ, Sonia Ethier, lors d’une conférence de presse virtuelle exposant les priorités de la centrale pour 2021. Si elle attribue au ministre la note A « sur le volet pédagogique » pour ses annonces de vendredi, « en ce qui concerne la qualité de l’air, je lui attribue la mention d’échec ».

Selon la présidente, les arguments présentés vendredi n’ont pas convaincu la CSQ, qui compte 120 000 membres dans le réseau de l’éducation et plus de 5000 dans le secteur de la santé.

« Rappelons qu’au printemps, le gouvernement prétendait que les masques n’étaient pas nécessaires, et maintenant on est rendus aux masques de procédure. On a eu raison d’insister auprès du gouvernement. On invite le ministre à poursuivre sa réflexion rapidement sur ce sujet », a dit Mme Ethier. « Il y aura d’autres tests. Ce qu’on veut, c’est que ces tests soient faits rapidement, qu’ils soient rendus publics, que les parents et le personnel puissent en prendre connaissance, que s’il y a des problèmes, que les solutions soient prises rapidement. »

La santé publique n’a pas ordonné le recours aux purificateurs d’air car, selon l’analyse faite par des spécialistes pour le ministère de la Santé et des Services sociaux, leur efficacité n’est pas démontrée dans un contexte scolaire. « On ne les interdit pas ; on ne les recommande pas », a affirmé en conférence de presse vendredi le conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique, le Dr Richard Massé.

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