Moins d’évaluation et plus d’enseignement dans les écoles cette année

Quant aux examens du ministère pour les quatrième et cinquième secondaire, ils resteront les mêmes malgré les bouleversements dus à la pandémie.
Photo: iStock Quant aux examens du ministère pour les quatrième et cinquième secondaire, ils resteront les mêmes malgré les bouleversements dus à la pandémie.

Pour permettre aux élèves et aux profs de se concentrer sur l’enseignement plutôt que sur l’évaluation, le ministère de l’Éducation reporte le premier bulletin de l’année scolaire au 22 janvier 2021. Et il y aura deux bulletins chiffrés plutôt que trois, en cette année de pandémie. Chacun des bulletins vaudra 50 % de la note finale, au primaire et au secondaire.

« En retirant l’évaluation de novembre, nous diminuons la pression et libérons des heures d’enseignement pour offrir plus de soutien aux élèves », a indiqué le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, dans un message envoyé jeudi au réseau scolaire.

Même s’il n’y aura pas de bulletin comme à l’habitude au mois de novembre, les enseignants devront communiquer par écrit aux parents un bilan des apprentissages faits depuis le début de l’année scolaire. Les parents sauront comment leurs enfants ont progressé, comment ils se sont comportés, et ce qu’ils doivent améliorer pour réussir leur année.

La traditionnelle rencontre de parents du mois de novembre « revêt une importance encore plus grande cette année », a précisé le ministre Roberge. Cette rencontre pourra se faire au téléphone, par visioconférence ou encore en classe, si la situation sanitaire le permet.

Encore en rattrapage

Les syndicats d’enseignants ont applaudi cette annonce, qui répond à leurs demandes. « Avec la dernière année scolaire qui a été amputée à cause du confinement, on est encore en rattrapage. On est contents d’avoir du temps pour se consacrer à l’essentiel, qui est d’instruire », dit Nathalie Morel, vice-présidente de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE).

Elle espère que cette mesure permettra de laisser les enseignants souffler et de diminuer le stress des élèves. Les profs sont débordés avec le rattrapage — en plus du programme habituel, qui n’a pas été écourté —, et avec la gestion des mesures sanitaires liées à la COVID, en plus de l’adaptation à l’enseignement à distance (pour les quatrième et cinquième secondaire et pour les classes placées en isolement à cause d’éclosions de coronavirus).

On est encore en rattrapage. On est contents d’avoir du temps pour se consacrer à l’essentiel, qui est d’instruire.

 

Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), souhaite que les budgets annoncés pour des embauches supplémentaires mènent rapidement à l’ajout de ressources, malgré la pénurie de personnel. Les profs doivent pouvoir faire « davantage de rattrapage », a-t-elle souligné.

Le ministère de l’Éducation a aussi assoupli les épreuves ministérielles de fin d’année pour le primaire et pour le premier cycle du secondaire. « Ces épreuves, moins longues et dont la durée sera réduite, représenteront 10 % du résultat final des élèves plutôt que 20 % », a indiqué le ministre Roberge.

Quant aux examens du ministère pour les quatrième et cinquième secondaire, ils resteront les mêmes malgré les bouleversements dus à la pandémie. Les syndicats d’enseignants comptent surveiller la situation de près et réclamer au besoin l’annulation ou un allégement de ces épreuves de fin d’année.

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