Grandeur et misères d’une école publique à Sophie-Barat

L’édifice principal de l’école Sophie-Barat est dans un état lamentable.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir L’édifice principal de l’école Sophie-Barat est dans un état lamentable.

Un bâtiment tellement mal entretenu qu’il risque de s’effondrer. Quelque 500 élèves déplacés d’urgence dans un autre quartier. Des locaux surpeuplés. Une des écoles publiques les plus réputées de Montréal, l’école secondaire Sophie-Barat, vit une rentrée scolaire mouvementée. Cette crise a semé la consternation parmi les parents et ébranle la confiance envers le réseau public d’éducation, a constaté Le Devoir.

Le lieu est idyllique : un bâtiment centenaire entouré d’arbres matures, en bordure de la rivière des Prairies, au nord de Montréal. L’école Sophie-Barat, seul établissement secondaire public du quartier Ahuntsic, rivalise avec les collèges privés du voisinage. Des parents de partout en ville envoient leurs enfants à Sophie-Barat pour son programme Défi, qui sélectionne les élèves sur la base de leurs résultats. Les classes dites ordinaires et d’autres en adaptation scolaire attirent aussi les foules.

Cette école incarne ce que le réseau scolaire public a de mieux à offrir. Mais l’étoile de Sophie-Barat, comme des dizaines d’autres écoles au Québec, est ternie par des décennies de négligence dans l’entretien des bâtiments. Et par des failles dans la mise en place de solutions.

Un coup de tonnerre a retenti à la mi-août, à deux semaines du retour en classe : les parents d’élèves de Sophie-Barat ont appris qu’une partie du pavillon principal risquait de s’effondrer à cause de fissures dans les murs porteurs. Pour cette raison, 500 élèves ont été avisés qu’ils reviendraient en classe non pas dans leur école de quartier, mais cinq kilomètres plus loin, dans une ancienne école anglophone du secteur Saint-Michel.

Gabriel Meunier, diplômé de Sophie-Barat en 2004, est indigné par le sort réservé à l’établissement. « Je ne comprends pas pourquoi le projet de restauration prend autant de temps à aboutir. C’est la seule école secondaire publique dans le quartier. Et il est question de notre rapport à l’histoire : est-ce qu’on a envie, en tant que société, de s’occuper d’immeubles centenaires d’une si grande valeur ? », demande cet ancien élève, aujourd’hui avocat à Montréal et président de la Fondation Sophie-Barat.

Il s’inquiète des conséquences de l’état désastreux du pavillon principal pour l’avenir de l’établissement. Les élèves de l’école devront cohabiter durant des années avec un chantier majeur. D’autres devront être scolarisés ailleurs que dans leur école de quartier. Cela augmente l’attrait des collèges privés, qui attirent déjà quatre élèves du secondaire sur dix à Montréal.

Bâtiments décrépits

L’état lamentable de l’édifice principal de Sophie-Barat est à l’image du reste du parc immobilier du Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) : 91 % des immeubles sont dans un mauvais ou très mauvais état, révèle le Plan directeur d’investissement 2020-2025 du CSSDM.

Pas moins de 203 des 224 bâtiments utilisés par le Centre de services sont classés D ou E sur une échelle allant de A (excellent état) à E (très mauvais état). L’âge moyen des immeubles est de 67 ans.

La raison du délabrement des écoles est simple, explique Alain Perron, porte-parole du CSSDM : « Les immeubles n’ont pas été suffisamment entretenus dans le passé. »

Jusqu’au tournant des années 2010, le gouvernement n’allouait que dessommes dérisoires à l’entretien des écoles. Et ces investissements n’étaient même pas entièrement consacrés aux rénovations. Ce n’était une priorité ni pour le gouvernement ni pour la Commission scolaire de Montréal (CSDM, rebaptisée CSSDM en juin).

Qu’est-ce qui se passe entre les commissions scolaires et le ministère de l’Éducation ? C’est un mystère total. On dirait qu’ils ne se parlent pas. Personne n’est imputable.

 

Par exemple, le budget de maintien d’actifs du CSSDM était tout juste de 9 millions de dollars en 2005-2006 ; 9 millions de dollars pour entretenir 200 bâtiments. « Des pinottes ! » résume une source. La somme dépensée cette année-là dans le maintien d’actifs est encore plus étonnante : 0 $. Rien. C’est écrit noir sur blanc dans le plan directeur d’investissement 2020-2025.

Les règles budgétaires de l’époque permettaient aux commissions scolaires de consacrer à d’autres missions les rares sommes destinées au maintien d’actifs, explique Serge Striganuk,doyen de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke. « Ce n’était pas rentable politiquement d’investir dans la rénovation d’infrastructures, alors certaines commissions scolaires mettaient cet argent ailleurs. Maisd’autres entretenaient leurs bâtiments », souligne-t-il.

Les budgets de rénovation d’école ont augmenté graduellement au fil des ans, pour atteindre la somme record de 220 millions de dollars uniquement pour le CSSDM, cette année. C’est du jamais vu, mais le retard à rattraper est immense. Le Centre de services estime à 1,7 milliard de dollars le déficit d’entretien de son parc immobilier.

Chantier colossal

Le Centre de services scolaire sait depuis des années qu’il doit entreprendre des travaux majeurs sur son édifice centenaire, mais les fonds n’étaient pas disponibles, rappelle le porte-parole Alain Perron. « Ce n’est que dans les règles budgétaires de 2019-2020 que le gouvernement a lancé un appel pour financer ces gros projets », indique-t-il. Le Centre de services a alors soumis une série de chantiers, dont celui de Sophie-Barat.

Ce projet de rénovation colossal de plus de 106 millions de dollars a été déposé en janvier dernier. Ils’agit d’un des plus importants chantiers scolaires prévus au Québec, avec celui de l’école FACE — un autre bâtiment patrimonial en manque d’amour —, au centre-ville de Montréal.

Ces rénovations devront s’échelonner sur plusieurs années. Elles toucheront à peu près toutes les facettes du bâtiment principal de Sophie-Barat. Des travaux de 9,3 millions de dollars sont prévus chaque année pour les trois prochaines années, indique le Plan directeur d’investissement 2020-2025 du CSSDM. La portion la plus importante du chantier doit commencer à compter de l’année scolaire 2024-2025, pour un nombre d’années qu’il reste à déterminer.

Des documents obtenus par Le Devoir indiquent que des travaux de maintien d’actifs d’une valeur de 9,7 millions de dollars ont pourtant été menés depuis l’année 2008-2009 sur le pavillon principal de Sophie-Barat. Des travaux ont été faits sur la toiture, la maçonnerie, le système de ventilation, le système d’alarme et d’autres éléments du bâtiment.

D’autres travaux d’entretien de 1,9 million de dollars ont été menés durant la même période de dix ans : réparation de plâtre, remplacement de toilettes, réparation après sinistres…

Tous ces travaux (maintien d’actifs et entretien) de plus de 1 million de dollars par année à l’école Sophie-Barat équivalaient à mettre un pansement sur un cancer, soulignent nos sources. Les gestionnaires scolaires savaient qu’ils ne faisaient que reporter la tenue d’un gigantesque chantier, faute de volonté à Québec.

L’entretien de toutes les infrastructures publiques, pas uniquement les écoles, n’était pas une priorité jusqu’à récemment. Il a fallu l’effondrement de deux viaducs à Laval, en juin 2000 et en septembre 2006, pour éveiller les consciences au sujet de la nécessité de prendre soin des infrastructures.

L’île de Montréal est bloquée par des milliers de cônes orange pour la même raison : il faut rénover les réseaux d’égout et d’aqueduc, qui ont été négligés depuis des décennies. Le pont Champlain et l’échangeur Turcot ont aussi été reconstruits à coups de milliards de dollars parce qu’ils risquaient de s’effondrer.

Parents exaspérés

Par miracle, la découverte des fissures dans la structure de Sophie-Barat a permis d’éviter le pire. Les élèves, leurs parents et les membres du personnel ont quand même été consternés d’apprendre qu’ils ont fréquenté un bâtiment mettant leur sécurité en péril.

« Heureusement que rien n’est tombé sur la tête des enseignants et des élèves », dit en soupirant Farida Ali Benali, mère d’une élève de première secondaire. Ébranlée par cette histoire, elle a retiré sa fille de Sophie-Barat pour la transférer à l’école secondaire Georges-Vanier (située près de la résidence du père de l’élève), dans le quartier Villeray.

Mme Benali en a assez des écoles publiques en mauvais état. Sa fille devait fréquenter l’école primaire Saint-Gérard, qui a été fermée en 2012 pour cause de moisissures. La fillette a fait la plus grande partie de sa scolarisation du primaire à l’école secondaire Georges-Vanier, justement, où les petits de Saint-Gérard avaient été relocalisés en attendant la reconstruction de leur école (qui a rouvert en 2017).

Comme bien des parents, Farida Ali Benali est aussi choquée par la façon dont la crise a été gérée. Des élèves du secteur Défi, normalement scolarisés dans le pavillon à risque de s’effondrer, ont été transférés dans l’annexe de Sophie-Barat, située trois rues plus loin. Pour leur faire de la place, 500 élèves de classes ordinaires ont dû quitter l’annexe pour aller à l’école St. Dorothy, à cinq kilomètres de là, dans le quartier Saint-Michel.

Les parents d’élèves de classes dites « ordinaires » ont l’impression que leurs enfants sont moins considérés que ceux du secteur Défi. Le Centre de services fait valoir que des raisons pratiques — comme les mouvements de personnel et la difficulté d’offrir des cours de sciences à l’école St. Dorothy — justifient cette décision.

Farida Ali Benali n’est pas seule à avoir tourné le dos à l’école Sophie-Barat. Selon ce que Le Devoir a appris, une trentaine de parents qui avaient inscrit leurs enfants à cette école publique du nord de Montréal les ont plutôt envoyés dans un autre établissement, au moment de la rentrée scolaire.

Le Collège Mont-Saint-Louis, un établissement privé situé dans le voisinage, confirme avoir été sollicité par des parents de Sophie-Barat après l’annonce du risque d’effondrement de l’école secondaire, à la mi-août. « On n’avait plus de places à offrir, on était complets », explique Sylvie Drolet, directrice de Mont-Saint-Louis.

L’ironie est cruelle : ce collège privé est aussi logé dans un édifice religieux classé monument historique, l’ancienne Maison Saint-Joseph. Mais cet immeuble ne risque pas de s’écrouler, contrairement à Sophie-Barat. Le bâtiment de Mont-Saint-Louis a été rénové en 1982 et agrandi en 2017. Le collège privé a désormais des installations sportives flambant neuves et une série de nouveaux locaux répartis sur deux étages.

Tout un contraste avec Sophie-Barat, qui a un urgent besoin d’agrandissement. L’école déborde. Des élèves mangent dans les cages d’escalier à cause du manque d’espace. Le quartier connaît une des plus importantes croissances démographiques de l’île de Montréal : 75 classes de niveau primaire ont été ajoutées dans les écoles du secteur au cours des dernières années. Ces enfants iront bientôt peupler l’école secondaire du quartier…

Projet paralysé

Il est question depuis une vingtaine d’années de restaurer les ruines d’un bâtiment patrimonial situé à côté de l’école Sophie-Barat. Mais toutes les tentatives d’agrandissement ont échoué à cause d’une série de malentendus entre Québec et le Centre de services scolaire.

Cet édifice vieux de 164 ans hébergeait autrefois l’externat Sainte-Sophie (du nom de Madeleine-Sophie Barat, fondatrice de la congrégation des Dames du Sacré-Cœur), un édifice d’une valeur patrimoniale exceptionnelle qui a été détruit par un incendie en 1997.

La CSDM a mandaté, en 2007, une firme d’architectes pour définir les grandes lignes de l’agrandissement et produire des esquisses. Trois ans plus tard, un appel d’offres était lancé pour embaucher des architectes et des ingénieurs. Leur mission : aménager une Maison des arts Sophie-Barat dotée d’une salle d’exposition, de locaux d’enseignement et d’une salle de spectacles pouvant accueillir 350 personnes — élèves de la CSDM et citoyens du quartier.

Le projet était trop ambitieux : les résidents du voisinage l’ont rejeté par référendum en juin 2012. Ils s’opposaient à la hauteur du bâtiment projeté. Ils craignaient aussi une hausse de la circulation automobile à cause de l’amphithéâtre.

La CSDM est revenue à la charge six ans plus tard avec un nouveau projet. Le ministère de l’Éducation a donné le feu vert en juin 2018 à l’agrandissement dans les ruines de l’ancien externat. C’était l’époque du Lab-École, qui visait à doter le Québec des « plus belles écoles du monde ». Dans cet esprit, la CSDM a annoncé en décembre 2018 son intention de lancer un concours d’architecture pour mettre en valeur cet immeuble patrimonial.

Cela tombait bien : la Coalition avenir Québec (CAQ) avait été élue deux mois plus tôt en promettant que tous les agrandissements ou constructions d’écoles feraient l’objet d’un concours d’architecture. Pour doter le Québec des « plus belles écoles du monde », bien sûr.

Et puis… Plus rien. Un an plus tard, en décembre 2019 (et donc un an et demi après le financement accordé pour l’agrandissement de Sophie-Barat), le gouvernement Legault n’avait toujours pas autorisé le concours d’architecture.

Le ministre Jean-François Roberge a annoncé en janvier 2020 que le gouvernement renonçait à tenir des concours d’architecture pour les écoles. Cette promesse aurait coûté 25 millions supplémentaires et aurait retardé la construction et l’agrandissement des écoles dont le Québec a un urgent besoin.

« On a perdu un an et demi à cause du gouvernement », déplore une source au CSSDM.

En entrevue avec Le Devoir à la fin du mois d’août, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a renvoyé la balle à la commission scolaire : « Là-dessus, la CSDM a été dure à suivre, il faut que je le dise. Je pense que cette décision-là [de prévoir un concours d’architecture], c’était une mauvaise décision. On manque de locaux sur l’île de Montréal, alors quand tu te fais donner 30 millions pour agrandir et que tu as le terrain, tu prends les 30 millions et tu agrandis ! »

La députée libérale Marie Montpetit n’en revient pas de ce « cafouillage ». « La CSDM ne faisait que respecter l’engagement de la CAQ en proposant un concours d’architecture ! » Elle déplore que tous ceux qui cherchent des explications au sujet de ce dossier d’agrandissement se heurtent à un mur de silence de la part du Centre de services scolaire et du ministère de l’Éducation. Personne n’assume la responsabilité des difficultés de mise en place des chantiers.

« Qu’est-ce qui se passe entre les commissions scolaires et le ministère de l’Éducation ? C’est un mystère total. On dirait qu’ils ne se parlent pas. Personne n’est imputable », déplore aussi Benoit Guinot, père d’une élève, qui siège au conseil d’établissement de Sophie-Barat.

Cri du coeur

Le CSSDM indique que le projet d’agrandissement suit son cours. Des contrats ont été accordés à une firme d’architectes (23 juin 2020) et à une firme d’ingénieurs (25 août 2020).

Entre-temps, le Centre de services compte installer jusqu’à 30 classes modulaires — que certains appellent des « roulottes » — sur le terrain du pavillon principal, boulevard Gouin. Le but est que ces locaux temporaires soient prêts à temps pour la rentrée scolaire de l’automne prochain. Unservice de navette de la Société de transport de Montréal est aussi offert à une centaine d’élèves sur les 500 déplacés dans le quartier Saint-Michel.

Les élèves et leurs parents souhaitent de tout cœur que l’école Sophie-Barat soit remise en bon état. Ils parlent avec émotion du dynamisme de cette école publique. Comme le professeur d’éducation physique Éric Laforest, qui emmène chaque hiver une trentaine d’élèves camper en plein air au nord de La Tuque. Le professeur de français Michel Stringer, qui a fait monter une pièce de théâtre jouée à guichets fermés dans une vraie salle de spectacle, au Théâtre Aux Écuries. Le professeur de mathématiques Martin Gaudreault, qui aide les élèves à présenter une comédie musicale de fin d’année.

« Les profs se démènent pour intéresser les élèves à l’école. Les jeunes sont moins tentés de décrocher », dit un parent.

L’ex-élève devenu avocat Gabriel Meunier se souvient de sa fierté à battre les écoles privées du quartier à Génies en herbe. « C’est un geste politique de fréquenter une école publique. On croit à l’école publique, mais il faut que l’État y croie aussi. »

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2 commentaires
  • Patrick Daganaud - Abonné 5 octobre 2020 06 h 09

    PARC IMMOBILIER SCOLAIRE DU QUÉBEC

    J'ai occupé la direction d'établissements scolaires durant 21 ans, à commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).

    Les directions étaient invitées annuellement, à compter de février de chaque année, à un exercice consistant à identifier de façon exhaustive tous les travaux d'immobilisation pour remettre en état les écoles de la commission.

    Il en résultait une très longue liste que gérait la direction des ressources matérielles, avec le budget réservé à cette fin…

    Et tous, année après année, nous souriions parce que, pour réaliser les travaux d'entretien, de réfection et de rénovation, le calendrier du services des ressources matérielles S'ÉTALAIT SUR 30 ANS, faute d'allocations suffisantes.
    Et ce, même si la CSRS « faisait de son mieux » pour maintenir son parc immobilier dans un état décent.

    Notre ministère de l'Éducation continue de maintenir des tensions insoutenables dans ses écoles et ses centres en faisant gérer par son réseau scolaire des enveloppes globales où s'opposent la brique et le béton et les ressources humaines et éducatives.
    Cela conduit à des aberrations abyssales !
    Le budget des infrastructures mobilières et immobilières devrait être centralisé et standardisé provincialement.

    En 2005, la projection des dépenses en ce domaine avoisinait 30 milliards de dollars pour remettre le parc en état...
    Cela n'a pas empêché la CAQ, depuis son arrivée au pouvoir, de délirer dans sa gestion financière du ministère.

    QUI PÂTIT de ses élucubrations transcendantales ?
    Les écoliers en difficultés d'apprentissage ou d'adaptation ou les écoliers handicapés (ÉHDAA) privés des services professionnels et de soutien que commanderaient leurs plans d'intervention s'ils étaient faits consciencieusement, ce qui est rarement le cas.

    Voilà pourquoi nous avons un système scolaire qui, somme toute, réussit assez bien avec 75 % de ses élèves ordinaires et sacrifie ses élèves les plus vulnérables depuis des lustres !

    C'est une honte sociale innommable !

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 5 octobre 2020 13 h 09

    Combien il y a de ministres compétents(es) à la CAQ ....SVP nommez-les...

    D'abord ,merci à M. Dagenaud de mettre les points sur les i .

    Evidemment la Covid sert d'excuse à la plupart des ministres et que le cafouillage règne sur cette Covid à la Santé.

    On abandonne Sophie-Barat et on agrandit DAWSON :Édifiant ? Nationalisme mou ? NON.. Plutot fédéralisme engagé .

    Misère sérieuse lorsqu'on se fait diriger par d'autre que nous meme .Tannés ou vous aimez ça ???