Les étudiants québécois ont moins souffert que leurs compatriotes ontariens

Les Ontariens sont également plus nombreux (9,3%) à avoir été incapables de terminer des cours contre 7,4% pour les Québécois.
Photo: Getty Images/iStockphoto Les Ontariens sont également plus nombreux (9,3%) à avoir été incapables de terminer des cours contre 7,4% pour les Québécois.

Les cégépiens et les universitaires québécois ont été très affectés par la pandémie, mais moins que leurs collègues de l’Ontario, démontre une nouvelle étude de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec de l’Institut national de la recherche scientifique.

Ainsi, la grande majorité (80 %) des étudiants postsecondaires du Québec estimait en avril dernier que la crise avait eu un effet sur leur scolarité au trimestre d’hiver. En Ontario, ce chiffre grimpe à 90 %. Les jeunes Ontariens sont presque deux fois plus nombreux (41,5 %) que les jeunes Québécois (23 %) à avoir vu leur stage de travail reporté ou annulé.

Près d’un étudiant sur cinq du postsecondaire a vu un cours repoussé ou annulé, contre près d’un sur quatre en Ontario. Les Ontariens sont également plus nombreux (9,3 %) à avoir été incapables de terminer des cours contre 7,4 % pour les Québécois.

« Alors qu’un peu moins du tiers des répondants (29,3 % au Québec et 31,2 % en Ontario) prévoyaient obtenir leur diplôme en 2020 avant la crise sanitaire, 6,3 % des étudiants québécois et 10,2 % des étudiants ontariens affirment qu’ils ne pourront terminer comme prévu », peut-on lire dans le document, qui sera rendu public mardi.

Perspectives d’emploi

Plusieurs étudiants âgés de 15 à 35 ans se disaient également préoccupés par les effets de la pandémie sur leurs perspectives d’emploi. Au Québec, près d’un étudiant sur trois craignait de ne pouvoir retourner aux études, un autre tiers était troublé par l’idée que son diplôme soit dévalué en raison de la COVID-19 et près d’un étudiant sur deux s’inquiétait de ses perspectives d’emploi à court terme.

« Là encore, [les étudiants Québécois] étaient moins préoccupés que les jeunes ontariens », révèle l’enquête. « Les plus optimistes à ce chapitre étaient les collégiens québécois, avec seulement 30,3 % craignant pour leur emploi et 33,7 % pour leurs perspectives d’emploi à court terme. »

Selon la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec, la réouverture plus rapide des établissements scolaires et des services non essentiels au Québec « pourrait avoir contribué au fait que le pessimisme quant aux effets de la COVID-19 soit moins prononcé au Québec ».

Entre le 19 avril et le 1er mai 2020, 101 974 étudiants de niveau postsecondaire ont répondu à cette enquête en ligne menée par Statistique Canada. La Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec a analysé les données de l’enquête en se concentrant sur la situation et les préoccupations des jeunes Québécois âgés de moins de 35 ans inscrits dans un programme d’études collégiales ou universitaires.

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