Une rentrée à géométrie variable dans les cégeps de Montréal

Le cégep Ahuntsic
Photo: Michael Monnier Archives Le Devoir Le cégep Ahuntsic

La rentrée scolaire dans les cégeps sera à géométrie variable : certains des étudiants auront certaines occasions d’aller physiquement en salle de classe, d’autres moins, et certains n’y mettront peut-être pas du tout les pieds.

Le Regroupement des cégeps de Montréal (RCM) a présenté jeudi matin les mesures mises en place pour accueillir la population étudiante et les employés, ainsi que plus de détails sur comment les cours se dérouleront.

« Nous sommes conscients qu’il s’agira d’une rentrée hors du commun », a déclaré d’entrée de jeu Nathalie Vallée, directrice générale du Collège Ahuntsic.

Le mandat donné aux cégeps est de taille : assurer la sécurité de tous, en offrant le meilleur enseignement possible, ce que beaucoup d’étudiants, de parents et de professeurs interprètent comme des cours en personne.

Les 12 cégeps de Montréal se disent fin prêts à accueillir les étudiants.

Ils soutiennent que les protocoles de sécurité sont bien ficelés : « de concert avec les experts de la Direction de la santé publique de Montréal, nos cégeps ont élaboré des protocoles qui incluent les mesures de distanciation physique, le port du masque, la protection oculaire lorsque nécessaire, ainsi que la traçabilité des personnes en cas d’éclosion », font-ils valoir.

Mais la façon dont se déroulera l’enseignement, lui, peut varier d’un établissement, d’un programme et même d’un professeur à l’autre.

Il y aura des cours en présence physique, l’accent ayant été mis sur les programmes techniques, qui exigent des laboratoires. Des classes « hybrides » sont prévues, notamment au Collège Dawson : un enseignant sera en salle de classe avec un nombre limité d’élèves — qui auront réservé leur place — et les autres seront en ligne.

Il est estimé que 30 % des élèves auront à aller en classe, à un moment donné, chaque semaine au Collège Ahuntsic, a déclaré sa directrice générale, Nathalie Vallée.

Mais ce pourcentage pourrait bien être plus élevé, a-t-elle déclaré : difficile de le calculer lorsque chaque élève a des cours différents, certains nécessitant une présence en classe mais pas d’autres.

Le Collège a l’intention de multiplier les rencontres avec les élèves, autant que cela est possible. Des activités d’accueil ont aussi été organisées.

Et puis, il ne faut pas tomber dans le piège des pourcentages, a renchéri Richard Filion, directeur général du Collège Dawson. Le chiffre de 30 % a été lancé cet été par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

« Mais c’est une abstraction, dit-il. On veut un maximum de présentiel. On invite les professeurs à venir en classe. Il y aura un effet de rotation. »

Les directions de cégeps disent avoir beaucoup appris de la fin de session du printemps, quand la pandémie a débuté. Ces apprentissages les ont guidés pour façonner le plan de rentrée.

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