Les élèves en difficulté pourront retourner à l’école

L’inscription se fera sur une base volontaire et les élèves ne seront pas évalués au terme de l’exercice, qui doit durer au minimum trois semaines.
Photo: Getty Images L’inscription se fera sur une base volontaire et les élèves ne seront pas évalués au terme de l’exercice, qui doit durer au minimum trois semaines.

Les élèves ayant des difficultés d’apprentissage pourront finalement retourner sur les bancs d'école dès la semaine prochaine pour terminer leur année scolaire.

La nouvelle a été confirmée dans une lettre envoyée au réseau scolaire par le sous-ministre à l’Éducation et à l’Enseignement supérieur, lundi en fin d’après-midi. Une démarche motivée par un « souci d’assurer la réussite éducative de tous les élèves ».

Ce soutien, décrit comme des « camps pédagogiques fournis à des groupes de 10 élèves maximum », sera offert aux élèves en difficulté du niveau primaire n’ayant pas effectué de retour à l’école en raison de la pandémie, soit ceux des municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal, de la MRC de Joliette et de la Ville de L’Épiphanie. Au secondaire, ce sont par contre tous les adolescents de la province ayant des difficultés qui pourront en bénéficier, puisque toutes les écoles secondaires sont restées fermées depuis le début de la crise, mi-mars.

L’inscription se fera sur une base volontaire et les élèves ne seront pas évalués au terme de l’exercice, qui doit durer au minimum trois semaines.

« Mentionnons que ces services pourront être maintenus pendant la période estivale par les organisations qui le souhaiteront », précise dans la lettre le sous-ministre Eric Blackburn.

Les commissions scolaires devront déterminer quels élèves pourront participer aux « camps pédagogiques ». Un service de transport scolaire devrait être organisé, tout en respectant les consignes de la Santé publique.

La nouvelle a surpris le réseau de l’éducation, qui ne s’attendait pas, un mois avant la fin de l’année scolaire, à un tel revirement de situation. « Nos enseignants se sont organisés pour faire le suivi à la maison avec les élèves même si ce n’était pas l’idéal. Et là, on nous demande une réorganisation en seulement quatre jours et pour seulement trois semaines », déplore Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, qualifiant la décision du gouvernement de « pure improvisation ».

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