Apprendre à son rythme

Rose Carine Henriquez Collaboration spéciale
La plateforme en ligne a été lancée officiellement en mars dernier, dans un contexte où bon nombre d’élèves poursuivent leur scolarisation à la maison.
Photo: Capture d'écran La plateforme en ligne a été lancée officiellement en mars dernier, dans un contexte où bon nombre d’élèves poursuivent leur scolarisation à la maison.

Ce texte fait partie du cahier spécial Apprendre à distance

Après presque quatre années d’expérimentation, le projet Sami-Pro a été lancé officiellement en mars dernier, dans un contexte où bon nombre d’élèves poursuivent leur scolarisation à la maison. Un pur hasard.

Conçue pour être utilisée sur toutes les plateformes, Sami-Pro s’adresse aux élèves de la formation professionnelle, mais aussi de la formation générale, de l’éducation des adultes et aux élèves autochtones. « Au départ, on voulait aider les élèves à se mettre à jour dans les compétences du français et des mathématiques, explique Louise Sauvé, professeure retraitée à la TELUQ et chercheuse associée au projet. Il existait déjà des outils, mais aucun offert avec un dossier personnalisé ou avec une rétroaction et un suivi de la part du professeur. » Les contenus proposés au moyen de plusieurs médias s’adaptent au profil d’apprentissage de chaque élève et selon ses préférences pour la lecture, l’écoute ou le visionnage, dans le but de maintenir son attention et sa motivation.

Adapter les bonnes stratégies

Prenant en considération les commentaires des élèves, le projet a connu une seconde étape, qui s’attarde cettefois-ci sur les stratégies d’apprentissage. « Ces stratégies, comme la gestion du temps ou la planification des tâches scolaires, étaient plus ou moins développées et pouvaient présenter un risque de décrochage scolaire », déclare Mme Sauvé. Le développement de la plateforme se poursuit et se concentre dorénavant sur les aspects de la production numérique écrite : la recherche, l’analyse, le résumé, la production de contenu et le travail en équipe.

Durant le mois d’avril seulement, 18 écoles se sont inscrites, ce qui révèle un réel besoin, selon Louise Sauvé. « On y croit beaucoup, on croit à l’aide à la persévérance aux études. Tout ce concept-là était fait pour aider les élèves à ne pas décrocher et pour leur donner le goût d’apprendre », ajoute-t-elle.