Il y aura des camps de jour au Québec cet été

L’opposition officielle s’inquiète des implications de l’ouverture des camps et du respect des directives de distanciation sociale.
Photo: iStock L’opposition officielle s’inquiète des implications de l’ouverture des camps et du respect des directives de distanciation sociale.

Il y aura des camps de jour l’été prochain au Québec malgré la crise actuelle du coronavirus.

Le gouvernement Legault a fait savoir qu’un guide avec des directives paraîtra vendredi ou en début de semaine prochaine.

La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, l’a confirmé au terme d’une commission parlementaire virtuelle jeudi soir.

Cependant, Mme Laforest a indiqué que la décision de les ouvrir allait néanmoins dépendre du contrôle de la situation pandémique dans les écoles primaires qui reprendront leurs activités en mai.

« C’est la direction de la santé publique qui nous dirige », a-t-elle déclaré en mêlée de presse virtuelle après la commission.

Les municipalités auront le temps d’embaucher des moniteurs d’ici à l’été, a-t-elle ajouté. Les camps de jour devraient ouvrir à la fin de juin ou au début de juillet.

L’opposition officielle s’inquiète des implications de l’ouverture des camps et du respect des directives de distanciation sociale.

« C’est impossible, la distanciation physique en camp de jour, a déclaré la députée libérale Marie-Claude Nichols, en mêlée de presse virtuelle. Les enfants seront contents de revoir leurs amis, ça va être hyper compliqué. »

Les municipalités sont plutôt partagées, a-t-elle ajouté : certaines disent qu’elles vont tout fermer, d’autres disent qu’elles sont prêtes.

Elle se demande à qui sera refilée la facture plus élevée des camps si on doit respecter un ratio moniteur-enfants moindre.

Le député Andres Fontecilla, de Québec solidaire (QS), a pour sa part soutenu qu’il sera « très difficile » de tenir des camps de jour à Montréal, frappé de plein fouet par la pandémie.