Pas de retour à l’école le 4 mai

D’ici à ce que Québec transmette ces scénarios, et d’ici à ce que les syndicats les étudient pour garantir «la sécurité de leurs membres» — comme l’ont fait valoir leurs représentants —, la fin de l’année scolaire deviendra imminente.
Photo: iStock D’ici à ce que Québec transmette ces scénarios, et d’ici à ce que les syndicats les étudient pour garantir «la sécurité de leurs membres» — comme l’ont fait valoir leurs représentants —, la fin de l’année scolaire deviendra imminente.

Les syndicats du milieu de l’éducation ont accueilli sans grande surprise l’annonce du premier ministre François Legault, qui a déclaré que les écoles ne rouvriront pas le 4 mai, comme cela avait auparavant été envisagé.

« Ce n’est pas vraiment une surprise, parce qu’on se doutait qu’il y avait beaucoup de travail à faire avant de redémarrer la machine », a réagi la présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, Catherine Beauvais St-Pierre.

Même constat à la Fédération autonome de l’enseignement, où le président, Sylvain Mallette, a rappelé que les comités étudiant la reprise des cours doivent remettre un premier rapport au début du mois de mai. « Encore faut-il que le ministre ait le temps d’en prendre connaissance », a-t-il déclaré.

La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Josée Scalabrini, a quant à elle dit avoir « hâte » que Québec « nous présente les scénarios nous permettant de poursuivre plus loin le travail de préparation avec les partenaires ».

D’ici à ce que Québec transmette ces scénarios, et d’ici à ce que les syndicats les étudient pour garantir « la sécurité de leurs membres » — comme l’ont fait valoir leurs représentants —, la fin de l’année scolaire deviendra imminente.

Et « si les écoles ouvrent, ce n’est pas pour qu’elles referment trois semaines plus tard », a laissé tomber M. Mallette.

Le premier ministre Legault a en revanche laissé entendre que la réouverture des services de garde — dans les écoles comme pour les tout-petits — pourrait avoir lieu avant celle des écoles.

Québec étudie entre autres la possibilité « d’élargir les services de garderie pour les travailleurs qui doivent et qui peuvent retourner travailler », a-t-il dit.