Gestion et créativité, deux mots-clés pour une école d’été

Agathe Beaudouin Collaboration spéciale
Pour sa prochaine édition, l’école d’été de HEC Montréal s’immergera entre autres dans les coulisses du Cirque du Soleil.
Marie-Andrée Lemire Pour sa prochaine édition, l’école d’été de HEC Montréal s’immergera entre autres dans les coulisses du Cirque du Soleil.

Ce texte fait partie du cahier spécial Universités d'été

Croiser les regards, mêler des milieux habituellement séparés les uns des autres (l’art, les sciences, la gestion, les technologies), favoriser les échanges entre les générations et les écosystèmes professionnels, impulser une nouvelle manière d’appréhender la créativité : à HEC Montréal, tous ces objectifs sont réunis en une seule structure, l’École d’été en management de la créativité dans la société de l’innovation.

Derrière cet intitulé a priori complexe se cache une ambition assez logique : « On pense que la diversité peut favoriser la création », résume Marie Lucy Stojak, la directrice.« Quand cette école a vu le jour, l’idée était de réunir des étudiants, des chercheurs, des professionnels, des décideurs en se posant une question : comment s’inspirer des autres domaines même s’ils n’ont apparemment aucun lien commun ? »

L’idée a fait mouche. Apparue en 2009, grâce à l’impulsion du pôle Mosaic de HEC, cette formation n’a depuis cessé de se développer et d’attirer des participants venus de tous horizons, avec au compteur un total de 700 participants en 12 ans.

« Une communauté »

Le concept a même été décliné dans d’autres villes. À Barcelone, à Berlin et à Toronto en période estivale, en automne à Strasbourg, durant l’hiver à Grenoble et au printemps à Lille. « Nous avons créé une communauté, en quelque sorte, observe Marie Lucy Stojak. Des liens se créent et perdurent dans le temps entre les gens. »

Les raisons du succès ? Bien loin des carcans d’un apprentissage théorique, cette école d’été mise sur « des ateliers interactifs, des visites de quartiers ou d’entreprises, des défis de groupes, des découvertes d’espaces tiers… », poursuit l’ambassadrice de cette initiative, réellement innovante lorsqu’elle a vu le jour, et alors soutenue par deux leaders dans leurs domaines, Bell et Ubisoft. Si aujourd’hui les réseaux professionnels s’entremêlent plus facilement, la méthode restait rare il y a dix ans. « Depuis le début, l’école propose à chaque cohorte de vivre une expérience créative commune, de prendre le temps de s’ouvrir vers d’autres horizons, car nous pensons quec’est important de partager avec des profils variés la gestion de l’innovation. »

La prochaine édition, qui se déroulera du 25 juin au 11 juillet 2020, à Montréal, à Toronto et à Barcelone, axera sa thématique autour du processus de création, avec une immersion dans les coulisses du Cirque du Soleil, une rencontre avec la direction de Groupe Birks, ou bien encore sur les apports de l’intelligence artificielle sur la santé lors d’un passage au CHUM. À Toronto, les participants étudieront le projet Sidewalk (nouveau quartier intelligent) et le cas du restaurant El Bulli à Barcelone… Des thématiques qui n’ont rien à voir, dites-vous ? « Au contraire, notre expérience démontreque tous les écosystèmes peuvent s’imbriquer et apprendre les uns des autres », assure Marie Lucy Stojak.

Les autres écoles, en bref

Français des affaires 

Du 13 juillet au 7 août, HEC Montréal organise une session de perfectionnement dans le français des affaires, destinée aux étudiants et aux professionnels. Au programme : cours de français des affaires, ateliers interactifs de communication orale, séminaires et conférences en gestion et en management.

École d’été en Californie 

Pour les étudiants du baccalauréat en administration des affaires qui souhaitent « bonifier leur cursus universitaire et valider une expérience internationale », HEC Montréal propose un passage à l’Université de Californie grâce à son école d’été de Berkeley.