La pénurie d’enseignants, le plus grand défi de 2020, selon le ministre Roberge

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a déclaré mardi sans hésiter que la pénurie d’enseignants et de personnel dans les écoles sera cette année son principal défi.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a déclaré mardi sans hésiter que la pénurie d’enseignants et de personnel dans les écoles sera cette année son principal défi.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, affirme que la pénurie de main-d’oeuvre qui sévit dans les écoles du Québec sera son plus grand défi en 2020.

Par contre, il ne voit pas de solution à court terme et prévoit même que cela prendra « quelques années » avant de « passer à travers », en d’autres mots, doter les écoles de tout le personnel dont elles ont besoin.

En mêlée de presse à l’Assemblée nationale mardi, il a déclaré sans hésiter que la pénurie d’enseignants et de personnel dans les écoles sera cette année son principal défi.

Le ministre se concentre sur les « moyens » au lieu de se concentrer sur la « finalité », soit la persévérance et la réussite éducative, a aussitôt déploré Alain Fortier, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

Par ailleurs, les députés ont repris mardi l’étude détaillée du projet de loi 40, qui vise à abolir les élections scolaires et transformer les commissions scolaires en centres de service.

M. Roberge a fait savoir mardi matin qu’il déposera une série d’amendements à son projet de loi, concernant notamment le changement de note des élèves.

Le projet de loi prévoyait à l’origine qu’un directeur d’école puisse majorer la note d’un élève. Cet article sera selon toute vraisemblance modifié afin de permettre à un enseignant, possiblement d’une autre école, de trancher en cas de litige.

Il ne sera plus question dans le projet de loi de « majorer » une note, mais bien de la « réviser » à la hausse ou à la baisse, a ajouté le ministre.