Concordia mise sur l’interdisciplinarité

Catherine Martellini Collaboration spéciale
Un laboratoire de recherche du Département de biologie, situé dans le campus Loyola de l’Université Concordia
Photo: PBL Photography Un laboratoire de recherche du Département de biologie, situé dans le campus Loyola de l’Université Concordia

Ce texte fait partie du cahier spécial Enseignement supérieur

Comptant près de 7200 étudiants au 2e ou au 3e cycles à la session d’automne 2019, l’Université Concordia a récemment enrichi son offre, qui s’inscrit dans une volonté de mettre l’accent sur l’interdisciplinarité.

« Bien que l’on souhaite que les étudiants jouissent d’une formation concrète dans des programmes précis, nous croyons qu’il est important pour eux d’apprendre à être à l’aise dans plusieurs disciplines, ce qui correspond également à la réalité du marché du travail », affirme Anne Whitelaw, vice-rectrice exécutive aux affaires académiques par intérim de l’Université Concordia.

D’ailleurs, cette transdisciplinarité est la pierre angulaire du nouveau Département de génie chimique mis sur pied récemment, le premier depuis au moins une décennie à l’Université.

« Son programme de maîtrise et de doctorat offre aux étudiants la possibilité de stimuler la croissance économique en fabriquant les matériaux nécessaires à l’avenir, c’est-à-dire dans un souci de développement durable et de respect de l’environnement et de la santé, explique-t-elle. Il s’agit d’un nouveau domaine d’application pour les ingénieurs chimistes. »

En plus d’une maîtrise et d’un doctorat, un certificat et un diplôme d’études supérieures, respectivement de 15 et 30 crédits, y sont aussi offerts, notamment pour les professionnels qui cherchent à enrichir leur carrière actuelle.

Le département est hébergé dans le récent pavillon en sciences appliquées du campus Loyola, et cohabitera avec les départements de biochimie, de chimie et de biosynthèse. De nombreuses recherches collaboratives avec d’autres disciplines seront également possibles.

Outre les lieux, la manière d’enseigner a été repensée pour favoriser l’interdisciplinarité. « Chaque étudiant à la maîtrise a deux superviseurs de deux départements, souligne Anne Whitelaw. De plus, le premier cours que tous les étudiants dans le programme doivent suivre est présenté par deux professeurs de disciplines différentes. »

Une première maîtrise entièrement en ligne

Pour une première fois à l’Université Concordia, la nouvelle maîtrise en arts thérapeutiques — musicothérapie sera offerte en ligne, en plus d’être le seul programme complet de formation professionnelle dans le domaine au Québec approuvé par l’Association canadienne des musicothérapeutes.

« Le fait qu’elle soit donnée en ligne la rend plus accessible, notamment aux étudiants qui travaillent ou qui sont à l’extérieur de Montréal », mentionne Anne Whitelaw.

Le musicothérapeute guide les clients vers des objectifs de développement, de réadaptation, de psychothérapie et de bien-être en favorisant l’expression personnelle et en créant des expériences musicales. Les étudiants dans cette maîtrise ont le choix entre deux parcours : l’un menant à une thèse, l’autre à un projet clés en main.

Un doctorat en sciences de la santé et de l’exercice

Six étudiants se sont inscrits en 2019 à ce nouveau programme, et un septième s’ajoute à la cohorte en 2020. Les étudiants se concentrent sur la recherche dans les domaines de sciences de la santé, notamment en physiologie cellulaire, en intervention et réadaptation, et en santé de la population. Le programme permet aux étudiants d’établir des liens entre des sciences spécialisées telles que la thérapie sportive, la biologie moléculaire, la neurologie, la nutrition et la médecine comportementale.

Le programme est affilié au centre de recherche PERFORM, de même qu’à de nombreux autres, en plus de faire partie du Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée, qui a été récemment renommé.

L’arrivée prochaine de la nanoscience

Une maîtrise en nanoscience et en nanotechnologie, développée en collaboration avec le Département de chimie et de biochimie, de même que le Centre de recherche de la nanoscience devrait être ouverte d’ici au printemps 2021, selon les approbations finales gouvernementales.

« La nature interdisciplinaire du programme permet aux scientifiques et aux ingénieurs de travailler ensemble pour s’attaquer aux initiatives liées aux nanomatériaux, souligne la vice-rectrice exécutive. La recherche et le développement dans ce domaine touchent à la science physique fondamentale des matériaux, aux implications biologiques et environnementales, au développement de technologies et à l’ingénierie des dispositifs. »

Enfin, deux nouvelles maîtrises en génie s’ajoutent également à la programmation, dont celle en génie de l’environnement, qui comportent chacune 45 crédits avec un projet de recherche appliquée dans leur domaine respectif.