Les élèves du Canada performent bien, surtout en lecture, selon l’OCDE

Au Canada, dans le domaine de la lecture, 90 % des filles ont atteint le niveau 2 ou un niveau supérieur, comparativement à 82 % des garçons.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Au Canada, dans le domaine de la lecture, 90 % des filles ont atteint le niveau 2 ou un niveau supérieur, comparativement à 82 % des garçons.

Une étude internationale triennale classe les élèves du Canada parmi les meilleurs au monde en lecture.

L’étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dévoilée mardi par le Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) précise que parmi les 79 économies et pays ayant participé à l’évaluation, seuls les élèves des provinces de Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang, en Chine, de Macao, également en Chine, et de Singapour ont obtenu un meilleur rendement en lecture que ceux du Canada.

 

 

Une proportion de 86 % des élèves du Canada a obtenu un rendement égal ou supérieur au niveau 2 en lecture, le niveau de base à atteindre pour pouvoir avoir accès à des possibilités d’apprentissage plus poussées et pour s’intégrer pleinement dans la société. La moyenne de l’OCDE est de 77 %.

Au Canada, dans le domaine de la lecture, 90 % des filles ont atteint le niveau 2 ou un niveau supérieur, comparativement à 82 % des garçons. Ce type de disparité existe dans la plupart des économies et pays ainsi que dans toutes les provinces du Canada.

Les élèves du Canada ont également obtenu un fort rendement en sciences et en mathématiques. En effet, seulement deux économies et trois pays ont surpassé le Canada en sciences ; seulement trois économies et six pays ont obtenu un meilleur rendement en mathématiques.

L’Alberta a obtenu un rendement particulièrement bon en lecture et s’est classée parmi les économies et pays les plus performants à l’évaluation. Les résultats de la Colombie-Britannique, de l’Ontario, du Québec, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador étaient tous comparables au rendement globalement fort du Canada.

L’étude précise qu’au Québec, aucune différence significative n’a été constatée dans le rendement en lecture entre les systèmes scolaires francophone et anglophone. D’autre part, au sein du Canada, les élèves du Québec ont obtenu les meilleurs résultats en mathématiques alors que ceux de l’Alberta ont le mieux performé en sciences.

L’étude a été réalisée par le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) qui mesure les connaissances et les habiletés des élèves de 15 ans vers la fin de leur scolarité obligatoire. Au Canada, plus de 22 000 élèves provenant d’un peu plus de 800 écoles dans les 10 provinces y ont pris part.
 

Immigration 

En moyenne, dans les pays sondés, 13 % des élèves de 2018 étaient issus de l’immigration contre 10 % en 2009. Ces élèves sont en général plus défavorisés sur les plans social et économique. Sur l’ensemble des élèves au Canada, 35 % sont immigrants d’origine. Ils étaient 24 % en 2009. L’étude souligne que dans cette catégorie, un élève sur quatre vient d’un milieu socioéconomique défavorisé. Le Canada est aussi le seul pays où le statut d’immigrant ne change à peu près rien aux performances des élèves qui arrivent en gros aux mêmes résultats que les élèves nés sur place. Dans certains cas rares, en Arabie Saoudite par exemple, les immigrants performent mieux. Dans beaucoup d’autres, en Finlande, au Danemark, en Suisse ou en France ils font moins bien que les élèves natifs de ces pays. 

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Diplomation

En moyenne, dans le monde, 40 % des enseignants des écoles des milieux défavorisés et 48 % des plus favorisés détiennent au moins un diplôme de maîtrise. Cette proportion, dans les deux cas, dépasse les 90 % en Pologne et les 80 % en Bulgarie, en Croatie et en Finlande. Aux États-Unis, deux enseignants sur cinq des écoles dites défavorisés ont une maîtrise, mais plus de trois sur cinq dans les plus favorisées. Le Canada se démarque par une situation quasi similaire dans les deux cas de figure, avec moins de 20 % des enseignants détenant une maîtrise.

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Revenus

Le monde ne se divise plus entre les riches pays performants en éducation et les pauvres sous performants. Quatre zones chinoises (Pékin, Shangai, Jiangsu et Zhejiang) arrivent largement en tête des résultats en mathématiques comme en sciences et ne se font devancer que par Singapour en lecture. Ces résultats semblent d’autant plus remarquables que ces quatre provinces ou villes, totalisant 180 millions d’habitants, ont un revenu moyen beaucoup plus bas que la moyenne de l’ODE. 

Le Canada se démarque en restant dans la moyenne pour le revenu par habitant, mais en se positionnant dans le peloton de tête pour le résultat. En lecture, le Canada affiche un des meilleurs résultats alors que la Norvège, ou le Produit intérieur brut par habitant est bien supérieur arrive à des résultats juste dans la moyenne. La Pologne, l’Estonie et la Corée du Sud performent mieux que la Norvège au test de lecture avec un revenu plus bas. Par contraste, les pays richissimes du Moyen-Orient (Quatar, Arabie saoudite, Émirats) figurent parmi les cancres de la classe mondiale malgré un PIB par habitant très élevé.
 

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