Acfas: Concordia accueille les Journées de la relève en recherche

Martine Letarte Collaboration spéciale
Paula Wood-Adams, doyenne des études supérieures à l’Université Concordia,  veut aider les étudiants à réaliser qu’ils sont plusieurs à vivre les mêmes difficultés.
Université Concordia Paula Wood-Adams, doyenne des études supérieures à l’Université Concordia, veut aider les étudiants à réaliser qu’ils sont plusieurs à vivre les mêmes difficultés.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Le parcours des étudiants aux cycles supérieurs est souvent parsemé d’embûches, que ce soit en raison des enjeux éthiques, de la gestion du stress, du manque de motivation ou, encore, lorsque vient le temps de valoriser ses recherches et ses compétences acquises. Pour donner des trucs et des pistes de réflexion aux étudiants à la maîtrise et au doctorat, l’Association francophone pour le savoir (Acfas) et les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont tenu les Journées de la relève en recherche à l’Université Concordia les 24 et 25 octobre.

C'est la première fois que l’Université Concordia accueille les Journées de la relève en recherche.

« Nous avions accueilli pour une première fois en 2014 le congrès annuel de l’Acfas, qui a été un succès et qui a vraiment permis à nos chercheurs de créer plus de liens avec la communauté scientifique francophone et, maintenant, nous sommes très heureux de pouvoir offrir cette occasion à nos étudiants des cycles supérieurs », indique Paula Wood-Adams, doyenne des études supérieures à l’Université Concordia.

Ainsi, les étudiants à la maîtrise et au doctorat de cette université du centre-ville de Montréal, dont plusieurs viennent de l’international, pourront faire du réseautage avec leurs semblables provenant des différentes régions du Québec. Notamment, lors du 5 à 7 des FRQ, en présence de Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.

Pour l’Université Concordia, l’accueil de ces journées cadre aussi tout à fait dans sa campagne Réussir en français, qui met en avant différents programmes et activités d’apprentissage et de valorisation de la langue française.

« Lancée par le Département d’études françaises, en collaboration avec l’Office québécois de la langue française, la campagne vise les étudiants internationaux et les immigrants pour les aider à apprendre le français et à mieux s’intégrer à la culture québécoise », indique Paula Wood-Adams.

Plusieurs ateliers pour réussir son projet d’études

Les participants des Journées de la relève en recherche ont le choix entre plusieurs ateliers pour les aider à relever différents défis. Par exemple, Étienne Hébert, professeur en psychologie à l’Université du Québec à Chicoutimi expliquera ce qu’est le stress, une réaction tout à fait normale du corps, pour aider les étudiants à mieux le gérer. Des trucs pratiques pour la rédaction de mémoire ou de thèse — souvent intimidante ! — seront aussi révélés par Geneviève Belleville, professeure de psychologie à l’Université Laval.

Vincent Larivière, professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l’Université de Montréal, viendra pour sa part présenter les enjeux éthiques de la diffusion des connaissances.

L’université hôte de l’événement a bien sûr pu enrichir la programmation avec plusieurs de ses experts ou proches collaborateurs. Par exemple, les données ouvertes au Québec, statistiques et géospatiales, seront démystifiées par Alex Guindon, des bibliothèques de l’Université Concordia.

Transférer ses compétences professionnelles

Alors que moins du quart maintenant des étudiants des cycles supérieurs feront carrière comme professeur à l’université, les Journées de la relève en recherche ont également comme objectif de développer des compétences transversales qui pourront être utiles dans différents milieux de travail.

Par exemple, le centre d’innovation et d’entrepreneuriat District 3 de l’Université Concordia présentera son nouveau Programme québécois d’entrepreneuriat scientifique (QcES) offert en partenariat avec les FRQ. Il aide les étudiants des cycles supérieurs et au postdoctorat de partout au Québec à lancer leur projet d’affaires.

L’entrevue d’embauche n’aura plus de secrets pour les étudiants qui assisteront à l’atelier présenté par Barbara Tremblay, conseillère d’orientation du Service de planification et de carrière de l’Université Concordia.

Des outils pour mieux développer les compétences transversales nécessaires à la réalisation d’un projet de recherche, comme apprendre à naviguer dans la surabondanced’informations et à respecter des échéanciers, seront aussi donnés par Nadine Bekkouche, du programme de perfectionnement professionnel GradProSkills de l’Université Concordia.

Après les deux journées d’ateliers, les étudiants pouvaient participer le samedi 26 octobre à une retraite urbaine pour rédiger leur mémoire ou leur thèse.

« Souvent, les étudiants rédigent seuls chez eux, en pyjama, constate Paula Wood-Adams. Pour les sortir de l’isolement et leur permettre de réaliser qu’ils sont plusieurs à vivre les mêmes difficultés, c’est bien de créer une communauté, et c’est ce que nous travaillons aussi à faire à Concordia. »