Centralisation des achats: le ministre Dubé tente de rassurer le milieu de l’éducation

Les établissements d’enseignement garderont une marge de manœuvre, a affirmé le président du Conseil du trésor, Christian Dubé.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Les établissements d’enseignement garderont une marge de manœuvre, a affirmé le président du Conseil du trésor, Christian Dubé.

Les établissements d’enseignement garderont une marge de manœuvre pour définir leurs besoins malgré la centralisation des achats de tous les organismes de l’État au Conseil du trésor, affirme le ministre Christian Dubé.

En point de presse jeudi matin, le président du Conseil du trésor a aussi expliqué que les commissions scolaires (appelées à devenir des «centres de services»), les cégeps et les universités pourront continuer de s’approvisionner auprès d’entreprises locales malgré le projet de loi prévoyant la création du Centre d’acquisitions gouvernementales.

« S’il y a bien un gouvernement qui est préoccupé par les régions, c’est bien nous, alors notre objectif n’est pas de diminuer les achats en région, c'est de les augmenter », a dit Christian Dubé aux journalistes, en marge des travaux de l’Assemblée nationale.

Le milieu de l’éducation redoute les effets du projet de loi 37, qui vise à augmenter de façon importante la part des achats regroupés au sein de tout l’appareil d’État. Le Centre d’acquisitions gouvernementales supervisera les achats de biens et services du gouvernement.

Les établissements d’enseignement craignent de se faire imposer des produits qui ne répondent pas à leurs besoins. Le ministre Dubé affirme que ces craintes sont injustifiées.

« Il [le projet] est peut-être mal compris, et je pense que ce sera à nous de l’expliquer, que dans les ministères, particulièrement dans les deux grands réseaux de la santé et de l’éducation, les gens vont pouvoir continuer de faire le choix, c’est-à-dire, eux vont définir le besoin. Ce qui va changer, c’est qui fait l’achat », a-t-il dit.

« Le grand principe, c’est de définir au début quels sont les achats regroupés. Il y a des achats très, très spécifiques qui n’ont pas besoin d’être regroupés, parce que souvent le volume n’est pas justifié. En ce moment, il faut définir avec eux [les divers établissements] les besoins des achats regroupés », a précisé le ministre.

Avec Mylène Crête