Transfert d’écoles anglophones au réseau français à Montréal: des parents inquiets

<p>Le ministre de l'Éducation a donné jusqu’au 10 juin aux deux commissions scolaires pour trouver une solution, sinon, il invoquera la loi pour que trois écoles anglophones soient cédées à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île. C</p>
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

Le ministre de l'Éducation a donné jusqu’au 10 juin aux deux commissions scolaires pour trouver une solution, sinon, il invoquera la loi pour que trois écoles anglophones soient cédées à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île. C

Des parents qui s’opposent au transfert de trois écoles anglophones du nord-est de Montréal à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, de langue française, ont exprimé leurs préoccupations lundi soir à la réunion du conseil des commissaires de la Commission scolaire English Montreal.

Plusieurs dizaines d’entre eux ont manifesté devant le siège de la commission scolaire anglophone situé dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a affirmé la semaine dernière qu’à la prochaine rentrée scolaire, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île sera à court de 3000 places pour recevoir sa clientèle. Pendant ce temps, il y a des places dans des écoles de langue anglaise.

Le ministre a donc donné jusqu’au 10 juin aux deux commissions scolaires pour trouver une solution, sinon, il invoquera la loi pour que les écoles primaires General Vanier et Gerald McShane, de même que de l’école secondaire John Paul I, soient cédées à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île. Ces institutions sont situées dans les arrondissements Montréal-Nord et Saint-Léonard.

Le ministre Roberge a affirmé que les négociations qui durent depuis longtemps n’ont rien donné et qu’il est temps d’agir.

Des dirigeants de la Commission scolaire English Montreal entendent proposer une cohabitation avec des écoles Pointe-de-l’Île. D’autres semblent disposés à soumettre le dossier aux tribunaux.