Québec exige que trois écoles anglophones de Montréal deviennent francophones

La Commission scolaire English-Montreal devra se départir de deux écoles primaires et d’une école secondaire des arrondissements Montréal-Nord et Saint-Léonard.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La Commission scolaire English-Montreal devra se départir de deux écoles primaires et d’une école secondaire des arrondissements Montréal-Nord et Saint-Léonard.

Le gouvernement du Québec a averti une commission scolaire de langue anglaise de Montréal qu’elle devra céder trois de ses écoles du nord-est de la ville afin de résoudre un problème de surpopulation de certaines écoles de langue française.

La nouvelle a été confirmée vendredi matin, en conférence de presse, par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

La Commission scolaire English-Montreal devra donc se départir des écoles primaires General Vanier et Gerald McShane, de même que de l’école secondaire John Paul I à la faveur de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île. Le site web de la commission scolaire anglophone mentionne que ces trois institutions sont situées dans les arrondissements Montréal-Nord et Saint-Léonard.

Le ministre de l’Éducation affirme que si rien n’est fait, à la prochaine rentrée scolaire, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île sera à court de 3000 places pour recevoir sa clientèle. Il signale que s’il le faut, il invoquera la loi pour assurer que les transferts d’écoles aient lieu, mais il invite la commission scolaire anglophone à transmettre à son ministère d’ici au 10 juin ses commentaires sur la présence dans ces trois écoles d’élèves ayant des besoins spéciaux.

Vendredi, le ministre Roberge a déploré que la Commission scolaire English-Montreal ait transmis aux médias sa lettre de la veille annonçant l’éventuel transfert d’écoles. À l’ouverture des portes des trois écoles en début de matinée, des parents ont dit à des journalistes qu’ils avaient été informés de la nouvelle par les médias, un scénario que le ministre a dit avoir voulu éviter. Il a assuré qu’il avait mentionné à la commission scolaire que son personnel et les parents concernés devraient être les premiers à apprendre la nouvelle.

Le ministre a d’autre part rappelé que les discussions entre les commissions scolaires sur les transferts d’écoles piétinent depuis des années.