Plus de 35 000 étudiants en grève pour la rémunération des stages

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a jeté une douche d’eau froide sur le mouvement étudiant en déclarant que les mesures promises par le gouvernement ne seraient pas dans le budget dévoilé cette semaine.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a jeté une douche d’eau froide sur le mouvement étudiant en déclarant que les mesures promises par le gouvernement ne seraient pas dans le budget dévoilé cette semaine.

Plus de 35 000 étudiants de sept régions du Québec ont déclenché une grève à compter de lundi pour réclamer la rémunération de tous les stages.

Des associations étudiantes de six universités et de trois cégeps ont entamé cette grève en affirmant qu’ils n’ont plus de patience, après trois années de mobilisation pour faire rémunérer leur travail. Les étudiants réclament des investissements dans le premier budget du gouvernement Legault, qui sera déposé jeudi.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a jeté une douche froide sur le mouvement étudiant en déclarant que les mesures promises par le gouvernement ne seraient pas dans le budget dévoilé cette semaine. Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur travaille sur une série de scénarios pour rémunérer les stages, mais ces hypothèses seront prêtes le mois prochain.

« C’est difficile d’aller voir le ministre des Finances et de lui demander de mettre de l’argent de côté alors que les scénarios ne sont pas encore préparés », a indiqué le ministre Roberge au Journal de Québec.

Le seul scénario qui est exclu est le statu quo, a-t-il précisé. Le gouvernement agira tel que promis, selon lui.

Les étudiants en grève réclament une rencontre avec le ministre du Travail, Jean Boulet, dans l’espoir d’enchâsser les conditions de stage dans la Loi sur les normes du travail. Le mouvement de grève est organisé par le Comité unitaire sur le travail étudiant (CUTE), qui regroupe des associations dans les régions.

La grève touche l’Université de Montréal, l’Université du Québec à Montréal, l’Université Concordia, l’Université Laval, l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec en Outaouais et les cégeps de Victoriaville, Marie-Victorin et le Collège Ahuntsic.