Former des champions de la bonne gouvernance

Marie-Hélène Alarie Collaboration spéciale
Les universités évoluent dans un contexte concurrentiel, alors que les contraintes de financement, notamment public, se font de plus en plus prégnantes.
Photo: Antenna Unsplash Les universités évoluent dans un contexte concurrentiel, alors que les contraintes de financement, notamment public, se font de plus en plus prégnantes.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Le Programme canadien de bourses de la Francophonie (PCBF) travaille au renforcement institutionnel des pays participants. Cette année, il vise à former de hauts gestionnaires des universités des pays bénéficiaires à l’instauration d’une bonne pratique de la bonne gouvernance universitaire.

Les universités évoluent dans un contexte concurrentiel, alors que les contraintes de financement, notamment public, se font de plus en plus prégnantes. De nombreuses universités, en particulier dans les pays en développement, doivent affronter un accroissement massif et continu du nombre d’étudiants tout en assumant une bonne adéquation entre leurs offres de formation et de recherche et les besoins de la société. Les outils de la gouvernance universitaire, en particulier ceux de la planification et du pilotage stratégique, du management de la qualité et de la gestion du changement, sont un élément important de la réponse que les universités doivent apporter à ces défis. « Il n’y a pas qu’une seule réponse, mais des réponses adaptées au milieu de chacune des universités », précise Tony Toufic, directeur du programme.

Une première cohorte

Dès la rentrée 2019, une première cohorte de boursiers provenant d’une dizaine d’universités et d’autant de pays participera à un programme de recherche de six mois axé sur la bonne gouvernance universitaire mis sur pied par le BCBF en collaboration avec l’Agence universitaire francophone (AUF), qui possède un Institut pour la gouvernance universitaire basé au Cameroun.

 Il n’y a pas qu’une seule réponse, mais des réponses adaptées au milieu de chacune des universités 

Les stagiaires devront faire un diagnostic et une analyse critique du champ de compétence qu’ils souhaitent approfondir. « Ensuite, ils devront développer un plan d’action pour améliorer cette gouvernance particulière en étant conscients de leurs ressources et de leurs limites, explique le directeur. On vise un apprentissage par modèle puisque chacun des boursiers sera jumelé à un coach-superviseur. » Ce coach sera responsable de l’encadrement pendant et après le stage ainsi que de la sélection de personnes-ressources à l’intérieur ou à l’extérieur de l’université qui seraient susceptibles de les renseigner ou de les inspirer dans leurs démarches. Après les six mois de stage, les participants retourneront dans leur université pour mettre en application leur plan d’action.

« En vidéoconférence, on souhaite rassembler les participants pour une journée de partage où ils échangeront sur leurs succès, les enjeux affrontés ou les éléments auxquels ils ont dû s’adapter… Ce sera la rencontre des champions de la gouvernance universitaire ! » conclut Tony Toufic.