Québec solidaire se porte à la défense des CPE

L’élue solidaire Christine Labrie presse le ministre de la Famille de renforcer le réseau de centres de la petite enfance.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’élue solidaire Christine Labrie presse le ministre de la Famille de renforcer le réseau de centres de la petite enfance.

L’élue solidaire Christine Labrie demande au gouvernement caquiste de reconnaître le droit à un service de garde éducatif de qualité pour tous les enfants du Québec.

« On a un gouvernement qui veut reconnaître le droit à la maternelle à temps plein pour tous les enfants de quatre ans. Moi, j’aimerais poser la question au ministre de la Famille : à quand une reconnaissance du droit à l’éducation préscolaire pour tous les enfants du Québec ? » a-t-elle demandé au ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, sur « les impacts négatifs de la promesse irréaliste du gouvernement caquiste d’implanter des maternelles 4 ans [partout au Québec] », vendredi.

Le premier ministre, François Legault, a promis de se « battre » pour accorder un « droit au service de l’éducation préscolaire » à tout enfant âgé de 4 ans, et ce, à compter de l’année scolaire 2023-2024.

Mme Labrie presse plutôt M. Lacombe de renforcer le réseau de centres de la petite enfance (CPE). « Il le sait, lui aussi : l’offre ne répond pas à la demande en ce moment », a fait valoir la députée de Sherbrooke dans le Salon bleu.

Choix des parents

De son côté, M. Lacombe a réitéré sa volonté de donner le « libre choix aux parents » entre deux services « complémentaires » : le service de garde éducatif à l’enfance et la maternelle quatre ans.

« Je suis persuadé que les parents, au Québec, feront les meilleurs choix pour leurs enfants », a-t-il répété.

« La maternelle 4 ans n’est pas le choix privilégié des familles », a rétorqué l’élue libérale Jennifer Maccarone, tout en pointant des sondages effectués au fil des dernières semaines. « [Ceux-ci] viennent confirmer qu’ils ont fait leur choix : des services de garde », a-t-elle résumé.

« À coût et accès égal », 49 % des parents optent pour le CPE, contre 19 % pour la maternelle 4 ans, indique l’un d’eux, commandé par l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).

« 19 % des parents du Québec, ça fait pas mal de monde. Ils ont exprimé une préférence. Je pense qu’il faut prendre ça en considération », a affirmé M. Lacombe dans le Salon bleu.

La directrice générale du Conseil québécois des services éducatifs à la petite enfance (CQSEPE), Francine Lessard, et la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), Valérie Grenon, étaient toutes deux dans les gradins afin d’assister à l’interpellation. Et organisaient la riposte à donner à la promesse de la Coalition avenir Québec de créer 5000 places en maternelles 4 ans partout au Québec.