Profiter de l’été pour parfaire ses connaissances et compétences

Hélène Roulot-Ganzmann Collaboration spéciale
Les écoles d’été permettent aux étudiants, aux professionnels et au grand public de profiter de l’expertise de professeurs reconnus internationalement, d’obtenir un diplôme plus rapidement, de reprendre un cours ou d’explorer de nouveaux horizons.
Photo: Miguel Henriques Unsplash Les écoles d’été permettent aux étudiants, aux professionnels et au grand public de profiter de l’expertise de professeurs reconnus internationalement, d’obtenir un diplôme plus rapidement, de reprendre un cours ou d’explorer de nouveaux horizons.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Même si le trimestre d’hiver vient à peine de débuter et que la neige fera partie du paysage plusieurs semaines encore, la période d’inscription aux écoles d’été offertes par plusieurs universités a déjà démarré. Pour certaines, plus contingentées ou offertes à l’étranger, il faut même se dépêcher.

«Certaines écoles demandent une grande préparation, indique Nicolas Marchand, directeur du Bureau de la vice-rectrice à la vie académique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il faut parfois passer une sélection ou, dans le cas des cours à l’étranger, il y a des réservations à effectuer, peut-être un visa à obtenir. Sans parler des préparations de groupes, parfois. Bref, ceux qui projettent de profiter de leur été pour parfaire leurs connaissances et compétences doivent s’activer. »

De multiples possibilités s’offrent aux personnes qui désirent profiter de la période estivale pour suivre des cours dans des domaines précis, tout en participant à des colloques et à des séminaires.

Offertes au Québec comme à l’étranger, ces écoles d’été permettent aux étudiants, aux professionnels et au grand public de profiter de l’expertise de professeurs reconnus internationalement, d’obtenir un diplôme plus rapidement, de reprendre un cours ou d’explorer de nouveaux horizons.

« Pour les étudiants, c’est l’occasion d’obtenir des crédits tout en appréhendant un sujet de façon différente, explique M. Marchand. Par une thématique bien particulière ou par une immersion culturelle, par exemple, lorsqu’il s’agit d’aller en Chine, en Colombie, en Italie ou en Côte d’Ivoire. Les écoles d’été sont plus immersives, plus intensives, plus intégrées. Les groupes sont restreints, l’accès aux experts, plus facile. Ça change la perspective. »

Rencontres d’experts

Certaines thématiques permettent également de réunir un public varié. Des étudiants issus de l’université qui organise l’école, mais aussi venus d’ailleurs, des professionnels, dans une optique de formation continue et qui souvent parviennent à faire créditer le séminaire auquel ils participent, mais aussi le grand public, avide de connaissances.

« Les écoles d’été servent à enrichir l’expérience étudiante, souligne Nicolas Marchand. Mais le rôle de l’université est aussi de diffuser le savoir dans toute la société. C’est ce que nous faisons en invitant le grand public à participer à certaines écoles. »

Les professeurs et chercheurs ont quant à eux l’occasion de se rencontrer et de mutualiser leurs expertises tout en débattant. Les écoles d’été sont en effet l’occasion d’inviter des experts venus d’autres universités du Québec, du Canada et d’ailleurs, ayant parfois des visions différentes, des manières différentes d’appréhender la recherche. L’occasion également de regarder une thématique selon plusieurs disciplines et donc de réunir des chercheurs qui se parlent relativement peu le reste du temps.

« L’intérêt pour les écoles d’été ne se dément pas, conclut M. Marchand. À l’UQAM, leur nombre a doublé depuis dix ans et la plupart d’entre elles affichent complet. »