Des odeurs venant de Suncor forcent l’intervention des services d’urgence

Une vingtaine d’enfants de l’école Saint-Octave se sont plaints de nausées et de maux de tête.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Une vingtaine d’enfants de l’école Saint-Octave se sont plaints de nausées et de maux de tête.

L’odeur de soufre qui a incommodé mardi des élèves et un professeur de l’école Saint-Octave, dans Montréal-Est, proviendrait de la raffinerie de la pétrolière Suncor située à proximité.

« Nous avons aussitôt mis en place notre plan pour tenter de déterminer la source de ces odeurs. Nous surveillons la qualité de l’air avec les capteurs que nous avons en permanence sur le site et avons déployé des employés sur le terrain avec des capteurs mobiles. Toutes nos lectures indiquent que nous opérons à l’intérieur des paramètres réglementaires », a expliqué le porte-parole de l’entreprise, Michael Lawrence.

Suncor n’a pas déterminé la cause exacte de ces odeurs, mais assure que celles-ci ne présentent aucun danger pour la santé. L’entreprise dit travailler avec le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) pour assurer la surveillance de la qualité de l’air.

Vers 11 h 30 mardi, les services d’urgence ont dû intervenir dans l’école primaire Saint-Octave, car des enfants se plaignaient de nausées, de maux de tête et d’étourdissements. Selon Valérie Tremblay, chef aux opérations chez Urgences-santé, vingt-trois enfants et un professeur, qui se trouvaient dans la même salle de classe, ont présenté de tels symptômes.

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C’est le nombre total de personnes qui ont été évacuées de l’école Saint-Octave, dans Montréal-Est, mardi.

L’équipe spécialisée du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) dépêchée sur place a vérifié le système de chauffage et la qualité de l’air, mais rien d’anormal n’a été détecté.

Tout est rentré dans l’ordre par la suite et aucun enfant n’a dû être conduit à l’hôpital, a indiqué Benoît Martel, chef aux opérations au SIM.

Les services d’urgence ont toutefois noté une odeur forte dans le secteur, où l’on retrouve plusieurs industries, dont la raffinerie Suncor, mais ils n’ont pu déterminer l’origine du problème.

La semaine dernière, des enfants et des adultes d’une école de LaSalle avaient dû être traités après avoir été incommodés par des émanations de monoxyde de carbone.