Québec rétablit en partie un fonds pour les universités régionales

Le campus principal de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)
Photo: Valérian Mazataud Archives Le Devoir Le campus principal de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

Le gouvernement Legault rétablit partiellement une enveloppe budgétaire allouée à cinq universités régionales, qui avait été abolie l’an dernier par les libéraux.

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a annoncé mardi un investissement de 7,5 millions de dollars pour aider cinq universités à contribuer au développement régional — une mission qui fait partie de leur mandat.

Le gouvernement libéral de Philippe Couillard avait augmenté l’an dernier le financement des universités de 6 %, une hausse bienvenue après des années de compressions. Un fonds de 15 millions destiné au développement régional avait cependant été éliminé. Le réseau de l’Université du Québec réclamait le retour de ces millions qui jouent un rôle crucial dans les régions.

L’investissement de 7,5 millions correspond à la moitié de la coupe imposée par les libéraux, étant donné que les fonds sont annoncés vers le milieu de l’année financière, a expliqué le ministre Roberge. « Ajouter de l’argent en pleine année financière, c’est un geste assez exceptionnel. [...] La priorité de notre gouvernement est l’éducation et l’enseignement supérieur. On en fait une preuve concrète en mettant l’argent qui vient appuyer le discours », a-t-il dit.

Les Universités du Québec en Abitibi-Témiscamingue, à Chicoutimi, en Outaouais, à Rimouski et à Trois-Rivières se partageront cette somme. L’annonce a été faite le jour même du 50e anniversaire de la fondation du réseau de l’UQ, créé pour rendre l’enseignement supérieur accessible dans les régions.

Le ministre Roberge a entrepris en parallèle une révision de la déréglementation proposée des droits de scolarité des étudiants étrangers, annoncée par le précédent gouvernement. Les universités anglophones ont un avantage sur les établissements francophones en raison de la taille nettement supérieure du marché des étudiants maîtrisant l’anglais.