S’occuper des tout-petits est l’affaire de tous, jugent les Québécois

Une grande majorité de Québécois estiment que les services de garde éducatifs peuvent avoir un impact sur la réussite éducative des enfants.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Une grande majorité de Québécois estiment que les services de garde éducatifs peuvent avoir un impact sur la réussite éducative des enfants.

Les Québécois sont de plus en plus nombreux à considérer la petite enfance comme une priorité, révèle un nouveau sondage Léger, réalisé pour le compte de l’Observatoire des tout-petits. Ils jugent qu’il faut en faire davantage pour assurer le développement des tout-petits, considérant qu’il s’agit d’une responsabilité collective, qui touche non seulement les parents et le gouvernement, mais également les instances municipales et les employeurs.

Près de neuf Québécois sur dix (91%) jugent qu’il est important que le gouvernement agisse pour prévenir les vulnérabilités chez les enfants à la maternelle. La directrice de l’Observatoire des tout-petits, Fannie Dagenais, rappelle d’ailleurs qu’un enfant sur quatre à la maternelle est vulnérable dans au moins un domaine de son développement, soit la santé physique et le bien-être, les compétences sociales, la maturité affective, le développement cognitif et langagier ainsi que les habiletés de communications et les connaissances générales.

Une grande majorité de Québécois (88 %) estiment que les services de garde éducatifs peuvent avoir un impact sur la réussite éducative des enfants. Ils sont toutefois divisés sur les mesures qui devraient être priorisées pour améliorer ces services. Le tiers propose d’améliorer l’accessibilité des services de garde éducatifs en milieu défavorisé, un autre tiers souhaite d’abord maintenir l’accès au plus bas coût possible et le dernier tiers propose d’améliorer la qualité des services. « C’est tellement bien partagé que l’on constate que les Québécois jugent que tout ça est important », affirme Fannie Dagenais.

C’est une augmentation très importante par rapport aux données de 2015, alors qu’il s’agissait d’une priorité pour 60 % des Québécois. « Un des grands constats, c’est que la petite enfance est une priorité grandissante, résume Fannie Dagenais. On s’attendait à ce qu’il y ait une progression assez importante, parce qu’on en a beaucoup parlé dans les médias ces dernières années, mais on ne s’attendait pas à un écart aussi important. »

Dans l’ensemble, les Québécois (87 %) estiment que le gouvernement devrait en faire davantage pour favoriser le bien-être et le développement des enfants âgés de 0 à 5 ans. Trois Québécois sur quatre pensent que les municipalités et les employeurs ont également un rôle à jouer. Ainsi, ils estiment que les municipalités devraient favoriser l’accès à des logements abordables pour les familles. Ils réclament également des mesures pour améliorer la conciliation travail-famille, qui est une source de stress importante pour la majorité des parents. « Les familles qui vivent des conflits famille-travail sont moins disponibles, moins chaleureuses et plus irritables, ce qui peut nuire au développement de leur enfant », explique Fannie Dagenais.