Des partenaires partout

Marie-Hélène Alarie Collaboration spéciale
Le campus de l’Université de Sherbrooke à Longueuil
Photo: Jacques Grenier Le Devoir Le campus de l’Université de Sherbrooke à Longueuil

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

À l’Université de Sherbrooke, la recherche partenariale s’inscrit dans une stratégie innovation, partenariat et entrepreneuriat en parallèle de laquelle « on a développé des thèmes fédérateurs interdisciplinaires qui viennent nourrir le réseau des partenaires », explique Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures.

« Notre recherche est colorée par le contact qu’on a quotidiennement avec les entreprises, les OBNL et les organisations gouvernementales dans lesquels nos étudiants participent à des stages coopératifs. Pour nous, la recherche se fait systématiquement en partenariat », ajoute-t-il. C’est ce qui la rend pertinente et bien alignée sur les besoins de la société, « et c’est notre désir en tant qu’institution universitaire ».

Bon an mal an, l’Université propose près de 5000 stages. Si des étudiants partent aux quatre coins de la planète, d’autres resteront dans la région de l’Estrie : « Ces entreprises ont appris à travailler avec nous, tant pour leurs besoins de main-d’oeuvre immédiats que futurs. C’est ce qui fait de nous un chef de file pour toute la région. »

À l’Université de Sherbrooke, la recherche partenariale s’effectue à double sens. Comme l’explique Jean-Pierre Perreault : « Soit l’idée vient de notre communauté de recherche qui sollicite des partenariats, soit, à l’inverse, un groupe de partenaires détermine les besoins de l’entreprise et fait le maillage avec les chercheurs en l’interne. »

Dans les faits, c’est toute une équipe d’intervention en innovation qui est chargée d’accélérer le développement de projets de recherche estriens. Composée de professionnels de recherche, elle permet de diversifier les champs d’intervention et de faire le pont entre la communauté de recherche de toutes les facultés et la communauté des affaires. « Ces gens trouvent les conditions gagnantes pour qu’une collaboration se concrétise », précise le vice-recteur. Mitacs est un organisme canadien qui appuie la recherche universitaire par différents programmes de partenariats d’innovation industrielle et sociale : « Avec ce programme, l’Université va chercher plus de 4 millions de dollars par année », cite fièrement en exemple le professeur en indiquant que « c’est pas mal pour une petite université comme Sherbrooke ! »

L’Université de Sherbrooke déboulonne ce mythe qui veut que la recherche universitaire soit complètement déconnectée de la réalité. Jean-Pierre Perreault en est convaincu ; cette manière de faire nourrit les activités de recherche, mais aussi toute la société : « Ça permet de préparer nos finissants à être fin prêts lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail au jour un, ils sont là ! »