INRS: une mission de recherche bien remplie

Stéphane Gagné Collaboration spéciale
Le campus de Québec de l’INRS. L’institut est aussi présent à Montréal, à Varennes et à Laval.
Photo: INRS Le campus de Québec de l’INRS. L’institut est aussi présent à Montréal, à Varennes et à Laval.

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Créé en 1969, l’INRS effectue de la recherche autour de quatre grandes thématiques (eau, terre et environnement ; matériaux, énergie et télécommunications ; santé et urbanisation, culture et société). Depuis près de 50 ans, il forme des étudiants des deuxième et troisième cycles à la recherche, et affiche un haut taux de diplomation.

Avec ses 761 étudiants du 2e et 3e cycles, près de 100 stagiaires postdoctoraux et 150 professeurs, l’INRS est plutôt de taille modeste. Il n’est toutefois pas un établissement universitaire comme les autres, car ici, il n’y a pas d’étudiants de premier cycle universitaire. C’est que la mission de l’INRS se concentre sur la recherche.

Ainsi, dans l’ensemble des composantes, on trouve 28 programmes de cycles supérieurs, 26 chaires de recherche du Canada et sept chaires thématiques.

Une université méconnue

Malgré ces cinq décennies d’existence, l’INRS est relativement méconnu, constate Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS. Sa mission consiste à orienter ses activités de recherche vers le développement économique, social et culturel du Québec tout en assurant le transfert des connaissances et des technologies vers ces secteurs. Au début des années 2000, il s’est réorganisé et il est présent à Montréal, à Varennes, à Québec et à Laval. De nouvelles installations ont aussi été construites.

Ses efforts semblent avoir porté leurs fruits. À preuve, le taux de diplomation est supérieur à la moyenne des autres universités québécoises. Cela est frappant au niveau du doctorat : selon le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES), ce taux moyen après huit ans s’élève à 72 % à l’INRS pour les cohortes de 2001 à 2007, alors que pour l’ensemble des universités, il est de 57,5 %. Le taux de placement des étudiants est aussi très élevé (90 % des finissants sont soit au travail, soit aux études). « Ici, les étudiants réussissent mieux, obtiennent leur diplôme plus vite et trouvent de l’emploi rapidement, » dit M. Giraldeau. Selon le directeur, cela est dû au fait que les étudiants sont bien encadrés tout au long de leurs études et travaillent en interdisciplinarité.

L’INRS se distingue aussi par la grande présence d’étudiants étrangers. Ils représentent 60 % de la clientèle et proviennent de 50 pays. Pour M. Giraldeau, cela est une véritable richesse, d’autant plus qu’après avoir obtenu leur diplôme, la moitié sont encore au Québec. Le directeur souhaiterait toutefois attirer davantage d’étudiants québécois dans son université, mais croit pour cela qu’il faudrait valoriser davantage l’éducation dès le primaire et le secondaire.

Pour en apprendre davantage sur l’INRS, l’institut invite la population à ses journées portes ouvertes, qui auront lieu le 3 novembre.