Québec veut remplacer les manuels d'histoire pour mieux refléter les points de vue autochtones

C’est la deuxième fois depuis 2016 que le gouvernement révise le programme d’histoire du secondaire.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir C’est la deuxième fois depuis 2016 que le gouvernement révise le programme d’histoire du secondaire.

Québec a décidé de remplacer les manuels d’histoire utilisés dans les écoles secondaires de la province afin d’y ajouter du contenu sur les peuples autochtones.

C’est la deuxième fois depuis 2016 que le gouvernement révise le programme d’histoire du secondaire.

Lancé en 2016, le programme de deux ans qui commence en troisième secondaire a suscité de la controverse, les communautés culturelles de la province estimant qu’il n’accorde pas suffisamment de place aux non-francophones.

La Presse canadienne a obtenu copie d’une lettre récemment envoyée par la sous-ministre de l’Éducation, Sylvie Barcelo, aux présidents des commissions scolaires du Québec les informant que les élèves de troisième secondaire travailleront avec de nouveaux manuels d’histoire dès l’automne.

Dans la missive datée du 31 mai, Mme Barcelo écrit que la Commission de vérité et de réconciliation du Canada a permis d’en apprendre davantage sur l’histoire des peuples autochtones du pays, notamment en ce qui concerne les pensionnats indiens, et sur la terminologie appropriée pour les désigner.

Selon la sous-ministre, les recommandations de la Commission ont eu un impact sur le programme d’histoire du secondaire, qui a été revu afin de mieux rendre compte du point de vue autochtone.

Le gouvernement a donc demandé que les manuels soient révisés et réédités, poursuit Sylvie Barcelo.

La Commission de vérité et de réconciliation du Canada a publié son rapport final et ses recommandations en 2015.

Le programme et les manuels lancés en 2016 découlent d’une initiative mise en place par le gouvernement de Pauline Marois avant qu’il ne perde le pouvoir en 2014.

La lettre de Mme Barcelo précise que les coûts liés au remplacement des manuels existants seront assumés par le gouvernement.