Moins de violence, mais plus d’insultes par texto dans les écoles primaires

À travers le Québec, les élèves, les parents et le personnel perçoivent une amélioration du climat scolaire.
Photo: David Afriat Archives Le Devoir À travers le Québec, les élèves, les parents et le personnel perçoivent une amélioration du climat scolaire.

La violence en général est en baisse dans les écoles québécoises, mais les insultes par texto au primaire sont en hausse et il y’a davantage de conflits entre groupes ethniques, révèle une étude panquébécoise.

L’Enquête sur la violence dans les écoles québécoises s’est penchée sur l’évolution de certaines caractéristiques liées à la violence dans les écoles primaires et secondaires de la province entre 2013, 2015 et 2017.

On y révèle d’abord que les élèves, les parents et le personnel perçoivent une amélioration du climat scolaire. Ainsi, les comportements à risques ont été moins observés, les comportements d’agression sont moins subis entre élèves, les lieux sont perçus comme étant plus sécuritaires dans l’école et ses alentours.

La professeure et titulaire de la Chaire de recherche sécurité et violence en milieu éducatif de l’Université Laval, Claire Beaumont, précise toutefois que les changements positifs observés sont survenus surtout entre 2013 et 2015 ou entre 2013 et 2017 ; presque aucun changement n’a été observé entre 2015 et 2017.

L’enquête note par ailleurs une augmentation des insultes et des humiliations par texto au primaire.

Au fil des années, on a noté une progression importante de l’usage d’appareils technologiques comme des cellulaires par des élèves du primaire et du secondaire.

Au secondaire, cette progression n’a pas été accompagnée d’une hausse des déclarations de cyberagressions de la part des élèves. Au primaire, cependant, les élèves de 4e, 5e et 6e années ont mentionné recevoir plus d’insultes et de messages humiliants par texto en 2017, comparativement à 2013.

La professeure Beaumont souligne que les élèves sont moins témoins d’impolitesse envers les adultes et voient moins d’élèves se présenter à l’école sous l’influence de drogue ou d’alcool, entre autres. Les conflits entre groupes ethniques ont toutefois été davantage observés au fil des ans par les élèves du primaire et du secondaire.

L’enquête a été réalisée auprès de 24 000 élèves du primaire et du secondaire, de 3700 parents et de 1600 membres du personnel de 84 établissements scolaires de la province.