Pénurie d’enseignants: les conditions s’améliorent, dit le ministre Proulx

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, affirme que Québec a déjà adopté plusieurs mesures pour valoriser la profession d’enseignant et procéder à des embauches dans le milieu. Les conditions s’améliorent donc et elles vont continuer à le faire, affirme-t-il.

Alors qu’il participait, mardi, avec le premier ministre Philippe Couillard, à une conférence de presse sur la Fondation Forces avenir à Montréal, le ministre Proulx a été appelé à commenter les derniers reportages sur la pénurie d’enseignants et leur épuisement.

Et il a tenu à livrer un discours rassurant. « Je pense que la profession est attirante ; on est dans un momentum, également », a lancé le ministre Proulx.

« On embauche davantage d’enseignants qu’on l’a jamais fait. Dans la foulée de la Politique sur la réussite éducative et ce qu’on a fait avec la Stratégie 0-8 ans, on a mis de l’avant des mesures pour être capable d’embaucher jusqu’à 8000 enseignants et professionnels dans les écoles, au cours des cinq prochaines années. Alors, ce sont des postes qui sont à pourvoir. Ce sont des gens qui pourront travailler en enseignement », a fait valoir le ministre Proulx.

Il a rappelé que son gouvernement avait accordé des fonds pour procéder à l’embauche de professionnels de l’éducation, afin de mieux soutenir les enseignants dans leurs tâches.

Juste dans la dernière année et demie, dans les deux dernières années, on a déjà embauché en enseignants et professionnels, plus de 1500, voire 2000 personnes supplémentaires.


Il a concédé que tout n’était pas rose. « Dans le contexte de la rareté de main-d’œuvre, on a là aussi des défis, en enseignement comme ailleurs. »

Les syndicats qui représentent les enseignants tiennent un tout autre discours, évoquant toujours des professionnels en nombre insuffisant — orthophonistes, psychoéducateurs et autres.

Aussi, les classes sont parfois nombreuses, avec, en plus, des enfants en difficulté d’apprentissage qui requièrent plus d’attention. De plus, des classes d’enfants ont droit à plusieurs suppléants durant une année scolaire. Là aussi, comme au sein du personnel de la santé, l’épuisement se fait sentir, rapportent les principaux syndicats dans l’enseignement.