L’Université Concordia a un nouveau vice-recteur à la recherche

Pierre Vallée Collaboration spéciale
L’emplacement du campus principal de l’Université Concordia en plein centre-ville de Montréal lui confère un caractère urbain, renforcé par l’un de ses secteurs phares en recherche, la ville et les communautés.
Photo: Université Condordia L’emplacement du campus principal de l’Université Concordia en plein centre-ville de Montréal lui confère un caractère urbain, renforcé par l’un de ses secteurs phares en recherche, la ville et les communautés.

Ce texte fait partie du cahier spécial Recherche

En poste depuis à peine trois mois, Christophe Guy, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures à l’Université Concordia, avoue d’emblée qu’il n’a pas encore eu le temps de faire tout le tour de son nouveau jardin. Cela dit, il estime avoir d’ores et déjà saisi la mesure de ce qui caractérise la recherche à l’Université Concordia.

« La signature de Concordia en matière de recherche universitaire est la multidisciplinarité, indique-t-il. Des chercheurs de différentes facultés collaborent dans de nombreux projets de recherche. À Concordia, les artistes et les ingénieurs travaillent souvent main dans la main. »

Christophe Guy souligne aussi que l’Université Concordia est une université urbaine et que son campus principal est imbriqué dans la trame urbaine. Cela exerce une certaine influence. « Non seulement l’Université Concordia contribue au développement de la ville de Montréal, avance-t-il, mais la notion même de ville et de vie urbaine est l’un de nos axes de recherche. »

Photo: Université Condordia Selon le nouveau vice-recteur à la recherche et aux études supérieures de l’Université Concordia, Christophe Guy, «la signature de Concordia en matière de recherche universitaire est la multidisciplinarité».

Secteurs phares

Outre certains axes de recherche bien établis — on pense notamment à celle dans le domaine de l’aérospatiale —, Christophe Guy cite deux domaines de recherche qu’il considère comme étant des secteurs phares pour l’Université Concordia. Le premier est celui de la ville et des communautés. « Comment pense-t-on les villes et les communautés de l’avenir ? C’est aujourd’hui, croit-il, l’un des grands défis de l’heure. La ville intelligente et le bâtiment intelligent font partie de cet enjeu. Et cela repose sur des recherches qui s’appuient sur les nouvelles technologies. » Mais la ville de demain ne pourra pas être que technologique. C’est la raison pour laquelle Christophe Guy se réjouit de voir que l’Université Concordia s’engage aussi dans des recherches qui portent sur la réalité sociale de la vie urbaine, comme le transport urbain, ou la qualité de vie en ville, grâce notamment à l’apport de l’art urbain.

Le second axe est celui des sciences de la santé, un axe récent, mais qu’il veut résolument développer. « La santé est un secteur où les problématiques sont multifactorielles, ce qui convient très bien à notre approche multidisciplinaire en recherche », avance-t-il. Et les recherches menées en sciences de la santé à l’Université Concordia touchent différents aspects de la santé. « Il y a évidemment la recherche qui porte sur les technologies de la santé, explique-t-il. Mais nous menons aussi des recherches sur certaines pathologies, comme la dégénérescence du cerveau, ou sur certains phénomènes naturels, comme le vieillissement. Nous avons même des recherches qui portent sur la notion de bien-être en santé. Notre approche en santé n’est pas seulement technomédicale, mais porte aussi sur le maintien de la qualité de vie des personnes, ce qui implique un arsenal d’interventions. » Et le développement du secteur des sciences de la santé à l’Université Concordia est aussi pour lui la preuve qu’une université peut s’investir en sciences de la santé sans pourtant avoir une faculté de médecine.

Financement

En recherche universitaire, le nerf de la guerre, c’est le financement, car il ne manque ni de chercheurs ni de sujets de recherche. Et au chapitre du financement, l’Université Concordia est en plein essor. « Le budget annuel consacré à la recherche à Concordia atteint aujourd’hui 50 millions de dollars, explique Christophe Guy, et Concordia est la deuxième université généraliste en croissance pour le financement en recherche universitaire au Canada. »

Mais ce fait d’armes est loin d’être satisfaisant puisque le recteur de l’Université Concordia, Alan Shepard, veut doubler cette somme d’ici quelques années. Comment y arriver ? D’abord, en allant chercher une plus grande part du financement en provenance des organismes subventionnaires traditionnels. Mais aussi par l’entremise de partenariats. « On pense évidemment en premier aux partenariats avec l’entreprise privée, et c’est déjà le cas à Concordia, souligne Christophe Guy. Mais on doit aussi envisager des partenariats avec d’autres joueurs, comme les municipalités, et même les organismes communautaires et les entreprises de l’économie sociale. Le développement de la recherche à Concordia passe par l’établissement de partenariats multiples. »