Des clés pour devenir un meilleur leader

Martine Letarte Collaboration spéciale
Ancien ministre sous René Lévesque et premier chef à lui succéder à la tête du Parti québécois pour ensuite devenir premier ministre du Québec en 1985, Pierre Marc Johnson fait partie des personnalités déjà invitées par l’Institut de leadership en gestion.
Photo: Mélanie Crête Ancien ministre sous René Lévesque et premier chef à lui succéder à la tête du Parti québécois pour ensuite devenir premier ministre du Québec en 1985, Pierre Marc Johnson fait partie des personnalités déjà invitées par l’Institut de leadership en gestion.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

La première femme première ministre du Québec, Pauline Marois, l’athlète Pierre Lavoie du Grand Défi Pierre Lavoie, Lise Watier, créatrice de la ligne de cosmétiques du même nom : voilà quelques-unes des personnalités invitées à témoigner à l’Institut de leadership en gestion. Le partage de leur expérience de vie s’ajoute à un volet plus théorique, mais axé sur la pratique, pour former un programme de certification en leadership et habiletés de direction de six jours offert conjointement avec l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia.

« Nous sommes allés chercher les meilleurs experts de différentes universités pour aborder les thématiques de façon pratico-pratique », explique Éric Paquette, président et cofondateur de l’Institut de leadership en gestion.

Les personnalités viennent pour leur part témoigner de leur parcours. « Elles racontent les leçons qu’elles ont apprises dans le domaine du leadership et les agrémentent d’exemples concrets, ajoute M. Paquette. Ce sont vraiment tous des gens qui ont des choses intéressantes à raconter. »

Issue de la première cohorte en 2013, Marie-Carmen Velasco, vice-présidente exécutive et chef, capital humain et services partagés, chez ACCEO Solutions, se souvient d’ailleurs encore du témoignage d’Alain Bouchard, président-directeur général d’Alimentation Couche-Tard.

« C’est un homme d’une grande humilité, qui a réussi à partager son parcours extraordinaire avec simplicité et transparence, raconte-t-elle. C’est tout un privilège d’avoir pu assister à des témoignages de gens comme lui, qui ont des expériences aussi exceptionnelles. »

Elle a aussi été marquée par le module qui aborde le coaching et la gestion de talents. « Le programme a un volet qui nous apprend de nouvelles choses qu’on peut mettre en application rapidement, un volet qui nous permet de revoir de grandes notions de gestion. C’est très inspirant », explique Marie-Carmen Velasco.

Plusieurs des personnalités invitées changent d’une session à une autre, mais au total, formateurs compris, ils sont entre douze et quinze à s’adresser aux étudiants pendant le programme de six jours. « Notre approche est vraiment un beau mélange entre ce que les universités offrent comme cours et ce que les organismes comme les chambres de commerce présentent comme conférences », indique Éric Paquette.

Pour des gestionnaires en action

Satisfaite de son expérience à l’Institut de leadership en gestion, Mme Velasco, qui accorde beaucoup d’importance à la formation continue, a aussi recommandé le programme à plusieurs collègues à différents niveaux dans la hiérarchie de son organisation.

Notre approche est vraiment un beau mélange entre ce queles universités offrent comme cours et ce que les organismes comme les chambres de commerce présentent comme conférences

Pour l’équipe de l’Institut de leadership en gestion, il est important de s’adresser à cette clientèle diversifiée. « Nous visons vraiment tous les types de gestionnaires, du président d’entreprise à celui qui gère une petite équipe, indique Éric Paquette. Nous essayons aussi que les participants vivent une belle expérience entre eux en leur offrant un endroit où ils pourront échanger, apprendre des autres. On souhaite leur permettre de vivre quelque chose de spécial. »

Il est également convaincu qu’améliorer ses compétences en leadership est un défi particulièrement adapté à la formation continue.

« Plus on a de l’expérience dans le domaine, plus on peut connecter avec la matière, affirme M. Paquette, qui est également chargé de cours en économie à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM. Avec le leadership, c’est particulièrement important d’avoir déjà géré du personnel pour vraiment pouvoir aller plus loin. »

Gestion de personnel et autres sphères de la vie

Le certificat en leadership et habileté de direction donne des outils aux participants pour les amener à améliorer leur gestion du personnel. « Nous souhaitons que les gestionnaires deviennent meilleurs à mobiliser leur équipe, explique Éric Paquette. Pour y arriver, ils doivent commencer par réfléchir à leur quotidien, à leur fonctionnement. Puis ils doivent développer leur sensibilité et leur intelligence émotionnelle. C’est en commençant à travailler sur soi qu’on peut amener les gens autour de soi à être meilleurs, puis amener l’organisation à être plus performante. »

Les six modules sont : gestion stratégique, habiletés de communication, leadership créatif, mobilisation des équipes, coaching et gestion des talents, puis habiletés politiques et influence.

« Nos modules sont axés sur la vie en entreprise, mais nos étudiants réalisent rapidement que bien des éléments vus pendant le certificat, comme la communication et la mobilisation, peuvent s’appliquer à toutes les sphères de leur vie, remarque M. Paquette. Lorsqu’on devient un meilleur leader, l’impact se fait voir partout. »

Plusieurs formules

Chaque module dure une journée. On peut suivre le programme de façon intensive, en optant pour six jours consécutifs, ou encore le séparer en deux blocs de trois jours.

Pour répondre à la demande de certains diplômés, l’Institut de leadership en gestion a aussi commencé à offrir son certificat en entreprise et peut réaliser des programmes sur mesure pour les organisations. Il est également possible de suivre le certificat en anglais. En parallèle, l’établissement a développé un programme court de trois jours de formation sur les thèmes : gestion du changement, résolution de problèmes, gestion du temps et des priorités, puis développement de sa présence exécutive.

1 commentaire
  • Patrick Daganaud - Abonné 20 octobre 2017 07 h 13

    La marchandisation du leadership.

    L'une des caracétristiques du leadership, c'est de se vendre.

    De là à dire qu'il est vendu, ce serait généraliser à outrance.

    Mais la mesure reste certes à prendre!

    Son autre caractéristique est sans doute l'égo en santé, comme celui des Salvail et Rozon, avant la chute de l'empire...