Le ministre Proulx passe à l’offensive contre les notes gonflées

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, vient d’ordonner aux commissions scolaires de « mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires » pour faire respecter l’intégrité de l’évaluation des apprentissages.

Préoccupé par les allégations de manipulation des notes par des directions d’école, le ministre de l’Éducation a émis ce mardi une directive visant à faire respecter « l’intégrité, la qualité des résultats et la conformité du processus d’évaluation à tous les niveaux ».

« Les modifications de notes dans le but d’atteindre des cibles de réussite ne sont pas tolérées », indique le ministre dans sa directive.

« Les cibles de réussite visent d’abord et avant tout à donner à tous des objectifs d’amélioration continue et à améliorer de façon globale la diplomation des élèves, mais elles ne constituent pas une motivation pour changer la réalité », ajoute-t-il.

Plus de détails suivront.

2 commentaires
  • Robert Durocher - Abonné 30 mai 2017 17 h 11

    Meilleurs soutiens aux élèves

    Conséquemment, il faudrait exiger des directions des établissements scolaires qu'elles cessent de blâmer spécifiquement les profs lorsque le taux de réussite est trop faible dans certains groupes d'élèves. Il serait préférable de donner du soutien AUX ÉLÈVES éprouvant des difficultés d'apprentissage dès le mois de septembre, afin de favoriser la réussite scolaire pour le plus grand nombre d'élèves possible.

  • Jean Gadbois - Inscrit 30 mai 2017 17 h 23

    Dans la grosse soupe de l'éducation au Québec.

    "Préoccupé par des allégations de manipulations de notes"... "par des directions d'école" (sic). Allégation vient du latin "excuses". Tout se passe depuis quelques semaines comme si le ministre s'en étonnait, s'en trouvait outré et s'en excusait auprès de la population. Or, dans toute la chaîne du monde de la gestion au Québec, et c'est connu, su et vérifié tous les jours: les gestionnaires en éducation, (direction de niveau, de classe, pédagogique et direction générale) sont les plus conformistes et instrumentalisés du secteur public. Et, pour y avoir oeuvré pendant 30 ans, nous savons pertinemment que la manipulation et la falsification des notes sont des directives qui émanent directement de son ministère. Les directions d'école n'ont fait qu'appliquer, et dans un servilité paranoïde entendue, ces devis ministériels à teneur électoralistes. Alors cette bouillabaise et cette série de sophismes ne sont que de la dissimulation et une honte de plus au dossier des ministres de la chaise musicale scolaire.

    Louis-Philippe Dionne et Jean Gadbois