Un code vestimentaire embarrasse le collège Regina Assumpta

Un local du Collège Regina Assumpta
Photo: Facebook / Collège Regina Assumpta Un local du Collège Regina Assumpta

Le collège privé Regina Assumpta a envoyé une directive interdisant aux jeunes filles le port du pantalon pour la cérémonie de remise des diplômes qui aura lieu en juin. La controverse sur les réseaux sociaux a obligé la direction à réviser ses protocoles.

« Nous sommes en 2017, mais il semblerait que nous sommes restés dans les années 1800 au Collège Regina Assumpta, écrit Wendy Wang, une ancienne étudiante de l’école secondaire privée sur son statut Facebook. En cette journée de remise des diplômes, où nous sommes supposés célébrer les réussites de ces jeunes femmes et les préparer pour leur grand saut dans la société et sur le marché du travail, on met malheureusement toujours l’accent sur l’importance de la féminité de leur apparence physique. »

Cette dernière a exposé le problème sur les réseaux sociaux après avoir pris connaissance des « consignes au sujet de la tenue vestimentaire exigée » pour la remise des diplômes envoyées ces derniers jours à sa soeur, l’une des 430 finissantes.

Pour les garçons, les directives se limitent à huit mots : « pantalon noir, bas et souliers noirs bien cirés ».

Pour les filles, on explique sur huit lignes la longueur réglementaire de la jupe ou de la robe, la couleur du bas de nylon, la hauteur du talon, etc. On précise très clairement que « le port des pantalons et d’un bouquet de corsage est interdit ».

Questionné à cet effet mardi matin, le directeur général du collège, Michel Laplante, explique qu’il s’agit d’une procédure qui date de l’époque où l’école était tenue par une congrégation de soeurs et qui a été renvoyée année après année sans que personne ne relève l’anachronisme.« C’est complètement dépassé, on n’a pas à faire une distinction entre les filles et les garçons et on est déjà en train d’écrire un mémo aux parents pour leur dire que le port du pantalon est tout à fait autorisé. »

Il assure que c’est la première fois que cette « discrimination » est portée à l’attention de la direction, qui n’a jamais reçu de plaintes à propos de cette consigne, et en profite pour réviser l’ensemble des procédures afin de s’assurer qu’elles ont toutes été actualisées et sont conformes aux principes de l’établissement.

1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 12 avril 2017 10 h 49

    Pas de distinction entre les sexes?

    Alors, le port de la jupe doit être permis aux garçons, non?