La CSDM étale les hausses de loyer sur trois ans

Les hausses de loyer mettent en péril 34 organismes communautaires, a déclaré Lydya Assayag, du Réseau québécois d'action pour la santé des femmes.
Photo: Marco Fortier Les hausses de loyer mettent en péril 34 organismes communautaires, a déclaré Lydya Assayag, du Réseau québécois d'action pour la santé des femmes.

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a décidé mercredi soir d’étaler sur trois ans les hausses de loyer « dévastatrices » imposées à 34 groupes communautaires qui logent dans ses locaux.

Devant la levée de boucliers des organismes communautaires, la plus grande commission scolaire du Québec a mis en avant un compromis : les hausses de loyer considérables, dont certaines doivent dépasser 40 % en juillet prochain, seront étalées sur trois ans pour réduire le choc tarifaire. La résolution a été adoptée tard en soirée, mercredi.

« C’est important, on est sensibles à la question de leur mission », a dit au Devoir Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM, lors d’une pause durant une longue assemblée des commissaires, mercredi soir.

La CSDM doit absolument augmenter les loyers des organismes hébergés dans des immeubles qui lui appartiennent, a fait valoir Mme Harel Bourdon : ces bâtiments sont en si mauvais état qu’ils ont besoin de rénovations urgentes. Les revenus de location s’élèvent à 6,3 millions de dollars en 2016-2017, mais les travaux nécessaires ont un coût estimé à 9,8 millions.

« Nos hausses de loyer s’élèvent à plus de 70 % sur quatre ans. Ces hausses ont un effet dévastateur pour des organismes qui luttent pour leur survie », a dit Lydya Assayag, directrice du Réseau québécois d’action pour la santé des femmes, établi sur le Plateau-Mont-Royal. Les groupes communautaires restent insatisfaits malgré l’étalement de la hausse sur trois ans.

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