Un succès incertain pour la maternelle 4 ans

Le problème, note la chercheuse Christa Japel, c’est le manque de qualité des services offerts en maternelle 4 ans.
Photo: Fatih Hoca Getty Images Le problème, note la chercheuse Christa Japel, c’est le manque de qualité des services offerts en maternelle 4 ans.

La qualité n’étant pas au rendez-vous, le programme de maternelle 4 ans en milieu défavorisé «ne remplit pas sa mission», tranche la chercheuse Christa Japel.

La couverture de la COVID-19 et les 7 premiers articles sont gratuits.

Vous devez avoir un compte pour en profiter.

Créer un compte

?Déjà abonné? .

4 commentaires
  • Robert Beauchamp - Abonné 30 mars 2017 00 h 16

    Le remplissage

    Autrement dit on a fait du ''parquage'' sans soutien adéquat et ce, avec nos enfants. Le gouvernement remplit les mesures promises comme si c'était du remplissage à tarte, ue ce soit auprès de nos enfants ou des personnes âgées en CHSLD.

  • Patrick Daganaud - Abonné 30 mars 2017 08 h 16

    Mémoire du passé : projet d'intervention précoce 1980-1998

    Au début des années 1980, l'équipe des professeurs Boutin et Terrisse de l'UQAM a effectué une recherche longitudinale sur un programme appelé Projet d'Intervention Précoce (PIP).

    Les caractéristiques de ce projet méritent une attention soutenue :
    1-Un volet de stimulation précoce chez les 3-4 ans
    2-Un volet de réhabilitation des parents dans leurs rôles parentaux.
    3-Un volet d'accompagnement social des parents comme adultes aux prises avec des problématiques psychosociales et économiques diverses.

    Premier constat :
    Le volet 1 tout seul ne donne pas les résultats escomptés, ce que l'on sait depuis la fin des années 80...

    Second constat :
    Les trois volets sont essentiels et doivent être arrimés.

    Troisième constat :
    J'ai coordonné, comme directeur d'établissement scolaire, un projet PIP, modèle emprunté à Boutin-Terrisse, de 1986 à 1998 à l'école Sainte-Famille de la Commission scolaire de Sherbrooke (CSCS/ CSRS) en collaboration étroite avec le CLSC Gaston-Lessard et 3 départements de l'Université de Sherbrooke : service social éducation préscolaire et primaire et adaptation scolaire et sociale.

    Nous nous sommes aperçus, avec une équipe de chercheurs de l'Université de Sherbrooke (Latendresse et Trudeau) que les cohortes qui font le rattrapage probant de leurs retards multiples sont celles pour lesquelles nous prolongions les 3 volets du projet durant 3 ans, soit en prématernelle 4 ans, en maternelle 5 ans et en première année.

    Sans doute faudrait-il tirer des leçons de ces constats de la recherche...d'hier.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 30 mars 2017 10 h 05

      Les maternelles ont été implantées pour les enfants de 5 ans et seulement pour des demi-journées. On ne doit pas enseigner les matières réservées pour le premier année. Nos grands savants ont instauré les maternelles pour des journées entières et les enfants souffraient de fatigue et les après-midi servaient àu repos.

      Voilà qu'on est rendu à des maternelles 4 ans et c'est un échec surtout chez les garçons dont l'apprentissage diffère de celui des filles. En plus les maternelles comme les classes à l'élémentaire. sont mixtes. Un garçon est différent d'une fille face à l'apprentissage. On semble ignorer ce principe. Le ministre Proulx devrait étudier les principes pédagogiques et le fonctionnement d'un enfant. Il existe des livres qui renseignent bien à ce sujet. Un ministre de l'éducation devrait être choisi parmi les éducateurs compétents et non un père de famille de trois enfants ce qui ne le rend pas éligible à accomplir cette tâche difficile.

      Le système éducatif est déficient...

  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné 30 mars 2017 08 h 53

    Quelle désolation!

    La mission essentielle de l'État étant l'aide aux plus vulnérables, je me désole beaucoup des résultats de cette étude. Encore une fois, on aura bâclé ce qui leur est destiné et dont ils ne peuvent se passer. Il n'y a qu'une chose à faire, refaire ses devoirs et cette fois s'y prendre mieux...