L’école Baril sera prête avec un an de retard

Des travailleurs s'activaient encore, jeudi, sur le chantier de reconstruction de l'école Baril, dans Hochelaga-Maisonneuve.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir Des travailleurs s'activaient encore, jeudi, sur le chantier de reconstruction de l'école Baril, dans Hochelaga-Maisonneuve.

La nouvelle école primaire Baril, située dans dans Hochelaga-Maisonneuve, sera finalement prête avec une année de retard par rapport à l’échéancier prévu, mais plus de six ans après sa fermeture pour cause de moisissures.

La Commission de scolaire de Montréal a confirmé jeudi au Devoir que l’établissement de la rue Adam ne sera pas prêt pour le retour de la semaine de relâche, comme cela a été évoqué à maintes reprises. Lors de l’annonce de la reconstruction de l’école, il était même prévu que les jeunes élèves puissent intégrer la nouvelle école dès septembre 2016. Il est maintenant acquis que l'école ouvrira pour la rentrée 2017.

Le Devoir a d’ailleurs constaté que les travaux sont loin d’être terminés sur le chantier de reconstruction de cette école située en milieu défavorisé. Plusieurs travailleurs s’y activaient jeudi.

Des éléments extérieurs restent à faire, dont l’intégration de la façade de l’ancienne école, seul élément préservé de l’ancien bâtiment historique, qui a lui été démoli. En fait, toute la devanture de l’école est toujours en chantier, de même que divers autres éléments intérieurs et extérieurs.

École temporaire

L’école Baril, reconstruite au coût de 15 millions de dollars, est officiellement fermée depuis juin 2011. À l’époque, le bâtiment centenaire connaissait de sévères problèmes de moisissures, à l’instar de plusieurs autres écoles de la Commission scolaire de Montréal.

Des élèves, mais aussi des enseignants, en sont d’ailleurs tombés malades, au point de forcer la délocalisation vers deux autres écoles primaires du secteur, Hochelaga et Saint-Nom-de-Jésus. Mais un an plus tard, toutes deux ont à leur tour été déclarées insalubres, puisque lourdement contaminées.

Depuis l’automne 2012, les jeunes sont donc obligés de prendre l’autobus scolaire chaque jour pour sortir de leur quartier afin d’accomplir leurs premières années de scolarité dans des locaux aménagés temporairement dans l’école secondaire Louis-Riel.

Une situation qui comporte son lot d’effets négatifs pour les jeunes, qui vivent dans un quartier où la pauvreté et le décrochage scolaire sont omniprésents. « On déplace les jeunes, on les déracine. On les met dans un endroit qu’ils ne connaissent pas, avec des gens qu’ils ne connaissent pas. C’est un stress, surtout pour un jeune qui commence l’école. Ce n’est pas logique », selon le Dr Gilles Julien, dont le centre de pédiatrie sociale est situé à un coin de rue de l’école Baril.

Les deux autres écoles primaires du secteur sont elles aussi toujours fermées. On ne sait toujours pas quand une deuxième école primaire dans le secteur sera accessible pour les jeunes du quartier.