Plaidoyer pour la gratuité dans les services de garde

Photo: Olivier Zuida Archives Le Devoir

Les services éducatifs fournis aux enfants de 0 à 4 ans devraient être gratuits, au même titre que l’école, estime la Commission sur l’éducation à la petite enfance.

La commission créée par l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) a dévoilé son rapport mardi.

Ces services « constituent le premier maillon du parcours éducatif de l’enfant », souligne le document, qui milite pour l’intégration formelle du réseau au système d’éducation québécois. « Les principes généraux d’universalité, de gratuité et d’accessibilité » doivent donc s’y appliquer, peut-on y lire.

Au-delà de cette demande, les auteurs du rapport formulent également plusieurs autres recommandations, dont:

 
  • regrouper l’ensemble des services éducatifs, des services de garde jusqu’à l'éducation secondaire, sous la responsabilité d’un seul et même ministère;
  • mettre en place un système d’évaluation des services de garde, quitte à retirer les permis aux établissements qui n’atteignent pas un seuil minimal de qualité;
  • mieux collaborer avec les parents — et le système de santé et de services sociaux — dès la naissance des enfants pour mieux les encadrer, surtout dans les milieux défavorisés;
  • et améliorer la formation du personnel, en rendant entre autres obligatoire le diplôme d’études collégiales en techniques d’éducation à l’enfance chez les éducatrices et responsables de service de garde.
 

Plus de détails à venir.

1 commentaire
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 21 février 2017 16 h 43

    Nos enfants ne sont pas nos enfants ...

    Oui, les services éducatifs de garderie ou autres fournis aux enfants de 0 à 4 ans devraient être gratuits, c’est-à-dire que leur coût devrait être assumé par l’ensemble de la société via les taxes et les impôts, même titre que l’école.

    Toute la société profite de la présence des futurs citoyens que sont les enfants.

    La responsabilité familiale pour les enfants est déjà très lourde pour les parents, malgré les joies qu’elle apporte. Il ne faut pas qu’en plus la présence d’enfants ne soit un fardeau financier que pour les parents.

    Réfléchissons aux mots de Khalil Gibran :
    « Vos enfants ne sont pas vos enfants.
    Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
    Ils viennent à travers vous mais non de vous.
    Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. »