Après le créationnisme à l’école, le créationnisme à l’université?

Jerry Falwell Jr
Photo: Steve Helber Associated Press Jerry Falwell Jr

Jerry Falwell Jr, président de la plus grande « université chrétienne » des États-Unis — et du monde — a été nommé par Donald Trump à la tête d’un comité de réforme de l’enseignement supérieur.

À coup sûr, le créationnisme n’est pas la seule ni même la principale « réforme » que les partisans de ce comité ont en tête.

L’oeuvre de Dieu

Il s’agit plutôt de travailler à une « déréglementation » — en clair, réduire ce que les conservateurs de droite dénoncent comme une ingérence du gouvernement fédéral dans l’éducation. Mais dans les faits, l’objectif serait d’accroître l’autonomie d’universités privées, comme celle que dirige Jerry Falwell.

Le Département de biologie de sa Liberty University, en Virginie, enseigne le créationnisme et abrite un Centre des études sur la Création (Center for Creation Studies), dont le but premier est de « comprendre comment la science peut nous informer sur la magnifique oeuvre de Dieu ». Quant au comité de réforme de l’enseignement supérieur, il surgit parallèlement à la nomination cette semaine de Betty DeVos comme ministre de l’Éducation, partisane elle aussi d’un assouplissement des lois au bénéfice des écoles privées, en particulier les écoles religieuses — au nom de la « liberté de choix » des parents.

4 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 13 février 2017 01 h 28

    C'est le comble des contradictions!

    Ce charlatan, Jerry Falwell, qui s'est déshonoré par les scandales entourant sa conduite sexuelle peu exemplaire, à la tête d’un comité de réforme de l’enseignement supérieur?! C'est le comble des contradictions.
    On avait pensé qu'on s'est débarrassé de l'endoctrinement de la religion dans nos institutions publiques. Il faudrait une mobilisation féroce pour contrer la noirceur et l'obscurantisme de la religion qui est en train de s'infiltrer, petit à petit, dans nos institutions publiques de nouveau. Quelle honte!

  • Denis Paquette - Abonné 13 février 2017 01 h 38

    mais je ne savais pas que les humains avaient aussi les siennes

    peut etre y a-t-il plusieurs points d'ombre mais Darwin n'a certainement pas tout faut a moins de vouloir que le monde soit le produit de fictions religieuses, comment croire a ces fiction et vouloir aller vivre sur d'autres planetes, faut il revenir a l'époque ou des milliers de prophetes sillonnaient la planetes tous plus allucinés les uns, que les autres va-t-il falloir,mettre a l'index tous les chercheurs de la psyché humaine en commencant par les phénomènologues,et mettre au pouvoir les premiers uberlus venus , faut-il revenir au moyen age pour faire plaisir a des incultes, enfin etre aussi riche et etre aussi inculte, nous savions que les animaux avec des périodes de décroissances, mais je ne savait pas que les humains avaient aussi les siennes

  • Bruno Detuncq - Abonné 13 février 2017 09 h 06

    Un nouveau César

    L’école laïque est attaquée par le bas et part le haut. De l’école primaire à l’université, les religieux de tous poils vont imposer leur vision du monde archaïque et rétrograde. Un retour en arrière, aux dogmes et aux croyances. À bas la science et la connaissance lentement acquise par l’humanité grâce à un travail long et attentif au monde, mais bienvenu aux vérités toutes faites qui étouffent toute forme de pensée critique. Un nouveau César s’est levé pour dicter la voie à suivre. Triste matinée.

    Bruno Detuncq

  • Bernard Terreault - Abonné 13 février 2017 12 h 47

    C'est le comble

    Les Américains vont se faire ridiculiser partout dans le monde. L'Ayatollah Khomeini est un esprit avant-gardiste à côté de ce charlatan. Une chance que son "université" n'a pas de faculté de médecine.