Pédagogie de l’enseignement supérieur

Claude Lafleur Collaboration spéciale
L’école d’été vise à « mettre des mots » sur des idées parfois un peu floues, sinon même à faire découvrir des idées complémentaires à celles qu’on a déjà en enseignement supérieur.
Photo: IStock L’école d’été vise à « mettre des mots » sur des idées parfois un peu floues, sinon même à faire découvrir des idées complémentaires à celles qu’on a déjà en enseignement supérieur.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Du 14 au 17 août, le Centre d’études et de développement pour l’innovation technopédagogique (CEDIT), de l’Université de Sherbrooke, tiendra une École d’été en pédagogie de l’enseignement supérieur.

Il s’agit d’une formation de 3e cycle créditée qui s’adresse aux professeurs, aux chargés de cours collégiaux et universitaires, ainsi qu’aux doctorants et aux conseillers pédagogiques de toutes disciplines.

« Nous invitons nos collègues à venir se frotter aux plus récentes innovations pédagogiques, énonce Denis Bédard, professeur titulaire au Département de pédagogie de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et directeur du CEDIT. Mais il ne s’agit pas de venir s’asseoir pour écouter ce qu’on aura à dire, prévient-il, mais bien à confronter ses expériences en pédagogie. »

En effet, cette école d’été reposera sur les projets pédagogiques et questionnements émanant des participants. « Vous avez un projet en tête, pose M. Bédard, soit de revoir votre cours, de lancer un nouveau cours ou d’innover d’une façon quelconque dans vos enseignements ? On partira de cela pour réfléchir à la lumière de ce qu’il faut comprendre des enjeux liés, notamment, à l’évaluation et à la planification pédagogique. »

Selon le coordonnateur, une telle école d’été vise à « mettre des mots » sur des idées parfois un peu floues, sinon même à faire découvrir des idées complémentaires à celles qu’on a déjà en enseignement supérieur.

Il se pourrait même qu’on remette en question certains dogmes, certaines visions, avance Denis Bédard. On pourrait ainsi bousculer certaines idées qui sont tenues pour acquises et voir que, parfois, ailleurs, on fait les choses autrement et selon d’autres rationnels qui se tiennent.

Bref, l’équipe de l’école d’été fait le pari qu’« en travaillant tous ensemble, on fera converger ce que nous savons de l’apprentissage et de l’enseignement ».